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I-PHONE X : on nous refait le coup du coût…

Les commentaires sur la facture industrielle du dernier des smartphones de Cupertino se multiplient…

A quoi sert l’évaluation du coût de la production industrielle d’un équipement.? A rien. Cela ne fait même pas avancer le moindre schmilblick. Surtout lorsqu’il s’agit d’un produit lancé depuis seulement quelques jours. Seuls, ceux qui publient ce genre d’info peuvent éventuellement en tirer quelque avantage, en notoriété notamment. Expliquons-nous sur cette manie répétitive, que nous qualifierons avec gentillesse d’un peu « bébête », réservant le « totalement idiot » pour des cas plus aigus.

Ainsi, compiler les coûts de composants ne suffit pas à établir une évaluation pertinente. Le processus (et pas le « process » comme le disent les pros qui se donnent franglaisement une image dans le coup) de fabrication entre aussi en compte, le packaging, la logistique, bref tout ce qui constitue la vie du produit jusqu’au moment où un utilisateur part avec sa jolie boite sous le bras. Ceci n’étant qu’une observation de simple entrée en matière. Car en amont, il y a aussi le coût du développement, technique bien sûr, mais aussi le design, et encore en amont les études techniques et marketing, sans oublier les volets juridiques.

Énorme, cette fraction ne pourra cependant servir à un calcul que lorsque le dernier de ces nouveaux smartphone sera sorti de la boutique l’ayant vendu à un quidam. Il existe donc au moins un ingrédient du produit dont le coût ne sera connu que dans plusieurs années, en fonction du nombre de pièces qui auront été diffusées.

Mais d’autres paramètres vont aussi entrer en ligne de compte(s) au fil des saisons. Car autant dans la production des composants que dans l’assemblage, des économies d’échelles vont intervenir. D’un côté, alors que le temps s’écoule, le coût se contracte, devient de plus en plus réduit. De l’autre, il convient aussi de prendre en considération la part du développement qui servira à d’autres produits à venir, l’iPhone XI, par exemple, ou encore ce qui va pouvoir aussi être exploité sur d’autres modèles.

Un smartphone n’est en outre pas un objet fini vendu brut, et générateur que de la seule recette de sa vente en boîte. Le smartphone Apple, qui a inspiré tous les autres, lui-même ayant pris le relais de l’iPod, est aussi générateur de CA par le biais des applis et des contenus diffusés. Sauf erreur, iTunes existe encore…

Il serait possible de multiplier presque à l’infini les points qui rendent les évaluations évoquées plus haut d’un intérêt extrêmement modeste. Il y a bien longtemps que dans d’autres industries, cette approche a été totalement délaissée. Mais derrière cette valeur, se cache peut-être un mystère, au moins pour le public. Comment, dans ces conditions, et alors que,le fabricant lui-même n’est pas en mesure de cerner ce coût autrement que par une évaluation très évolutive, peut-être défini le prix de commercialisation ? Là, la réponse facile.

Il suffit de savoir comment l’équipement doit être positionné dans le marché. Tournons-nous vers l’automobile. La même évaluation frappe tout modèle qui est lancé. Mais chez PSA (par exemple), lors du lancement de la C3 (dont le coût par addition des pièces n’est publié nulle part), le curseur tarifaire est placé par rapport aux prix de vente des véhicules concurrents comparables. Et à l’industriel de réussir à atteindre d’abord le point mort, puis la profitabilité.

Pour l’iPhone X, qui revendique le statut de smartphone le plus performant et le plus haut de gamme du marché, il ne peut être que le plus cher. Quel crédibilité aurait une Bentley affichée moins cher qu’une Dacia ?

Source DVSM

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