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VAL D’EUROPE, (presque) 20 ans après, le boom est une réalité…

C’était à l’orée du nouveau siècle le dernier couple centre-commercial et hypermarché, d’une autre époque, à ouvrir ses portes. L’an 2000, c’est déjà loin.

DVSM, août 2018 – « L’hypermarché de l’an 2000 » a atteint sa majorité. Et le centre, à l’origine ouvert en « soft opening » (comprenez, avant que les travaux soient terminés) par Klépierre en est à une nouvelle jeunesse. Nous sommes dimanche, un superbe cœur de week-end au cœur du mois d’août. La fréquentation est élevée, proche de ce que serait celle d’un jour « chaud » d’avant Noël. Pas le moindre doute ici sur la justification d’une ouverture dominicale. Mais sur ce plan, un constat s’impose. Si les touristes sont nombreux à déambuler, ils ne sont pas les seuls. Aux caisses, fort occupées, de l’hypermarché Auchan, les chariots sont remplis d’articles dont on devine qu’ils ne sont pas destinés à des visiteurs de Disneyland Paris, mais bien à des consommateurs résidant à proximité du centre.

Val d’Europe a cependant bien évolué au fil de ses 18 premières années, ponctuées par un agrandissement substantiel inauguré il y a moins de deux ans. Même si, selon nous, le nouvel espace (baptisé Place des Etoiles) fait toujours un peu figure de pièce rapportée, il s’inscrit bien dans la nouvelle mouture et apporte une dose d’animation importante, notamment avec le point de vente Primark. La proximité des parcs d’attraction (Disney est à une station de RER du centre, station qui n’était pas encore établie lors de l’ouverture en 2000) et la continuité avec le « Vallée Village » ont largement influencé le trafic dans le sens touristique, donc moins technique, plus textile et achats du même tonneau. Ce côté « technique » s’est d’ailleurs replié, un peu comme s’il avait accompagné l’air du temps. Si la FNAC est toujours là, le point de vente Darty a laissé la place à un Kiabi tandis qu’à l’extérieur, l’implantation de la GSB Castorama a baissé définitivement son rideau de fer.

Le décor est lui aussi d’une autre époque, nouvelle époque. La longue galerie qui évoquait à l’origine une rue avec ses fenêtres de premier étage s’est convertie en galerie « tout court ». Elle aboutit au très grand pôle de restauration qui jadis, suivant le modèle initié par Klépierre au centre commercial de Rives d’Arcin à Bègles (près de Bordeaux, lui aussi relooké et agrandi depuis), rappelait les édifices métalliques de la capitale (halles, pavillon Baltard…). Un gris clair très tendance semble l’avoir à la fois agrandi et adouci. La foule se promène, les achats vont bon train, les sacs et paquets sillonnent les galeries. Le commerce physique n’est pas encore à l’agonie, comme le confirme cette preuve vivante.

Le dernier, en l’an 2000…? En effet, la montée en puissance des grandes surfaces et des centres commerciaux avaient suscité bien des émotions. Accusés de « détruire le petit commerce », (cela ne vous rappelle rien…?), de briser la profitabilité de la distribution traditionnelle, il fallait en stopper le développement. Il n’y avait plus d’autorisation en cours. Les CDEC et CNEC* ont alors vu se développer de nombreux projets d’agrandissements, les créations majeures ayant mis quelque temps à refaire surface. En essuyant les chaussures fraîchement passées par ce chantier qui ressemblait à la fin d’une grande aventure, il aurait été malvenu de pester contre cet ultime effort et les grammes de cirage utilisés.

Tout professionnel qui s’intéresse au commerce en général devrait s’offrir un petit détour par Val d’Europe, à voir absolument, au même titre que le CC de Saint Herblain, proche de Nantes (un navire amiral de Leclerc), Aéroville (près de Roissy), Les Terrasses du Port (Marseille), Chamnord à Chambéry (Savoie) et quelques autres…

* Commissions Nationales et Départementale d’Equipement Commercial.

Source DVSM

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