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SON HI-RES ET VIDEO en 2018 se mettent bien au show…

Festival du Son : on ne meurt que 2 fois. Mais pour des raisons compréhensibles et louables. Entre passé, présent et avenir, un rendez-vous se prépare.

DVSM, septembre 2018 – Il arrive. C’est dans moins d’un mois. Le rendez-vous revu et corrigé par son nouvel organisateur ouvrira ses portes le 20 octobre. Il s’appelait « Festival Son & Image », il est devenu « Paris Audio Vidéo Show ». Mais au fait, le (ou « un ») « Festival » ne s’était-il pas déjà vu rayé des agendas il y a bien longtemps…? Que signifie tout ce remue-ménage…? Il y a -donc- bien longtemps, au cœur des années 80, le déjà vieux Festival du Son, organisé par le SIERE, puis la SDSA*, achevait une longue période de près de 30 ans (de 1959 à 1987) d’attractivité envers les amoureux de la haute-fidélité, Hi-Fi en franglais, transposition cultivée du « aïl faille » de nos cousins anglo-saxons. Cette hi-fi avait été le premier des loisirs électroniques, connaissant un succès intense dans les années 60-70.

On s’en va… D’abord installé dans les chambres et couloirs aux planchers craquant du l’antique hôtel du Palais d’Orsay, l’expo a dû se transporter au Palais des Congrès quand ce vieil hôtel fut confié aux démolisseurs. Connaissant un très gros succès, et cherchant plus d’espace, il s’est à nouveau téléporté au Palais du CNIT. D’où il a dû déguerpir comme tous les autres événements qui avaient trouvé un espace idéal dans le grand édifice du quartier de la Défense, objet d’une soudaine importante et fructueuse opération immobilière. On se « re-en va »… D’où direction Porte de Versailles. Malheureusement, entre temps, était arrivée la nouvelle coqueluche des consommateurs, la vidéo, avec le magnétoscope, puis les caméscopes, le début des ordinateurs pour tous… Assez pour rendre la Hi-Fi plus confidentielle, ne véhiculant pas les foules dont les organisateurs rêvaient, même si le jeune CD (lancé en 82-83) donnait déjà à la musique sa facette numérique. La SDSA, très télécommandée par le SIMAVELEC, a alors entendu certains de ses principaux animateurs (groupes industriels européens et notamment français, hollandais, allemands, dont nous ne citerons pas les noms) se dire que s’ils n’y exposaient plus, le salon disparaîtrait, et que les épouvantables concurrents asiatiques ne pourraient de ce fait plus y montrer leurs produits. Ainsi sombra le FIS d’il y a bien longtemps.

Ce qui n’a pas pour autant fait disparaître les amateurs de son de bonne qualité, audiophiles et mélomanes, et parfois les deux à la fois…! La SPAT a donc continué, au fil des ans, à organiser ses salons de la haute-fidélité, pour un univers progressivement inévitablement associé à l’image. Ayant connu des moments forts, et fort sympathiques dans son berceau qu’était devenu l’hôtel Sofitel rebaptisé Pullman** proche de l’héliport d’Issy-les-Moulineaux, voilà que ce dernier a vu revenir les… incontournables démolisseurs. Devinez…! On s’en re-re-va…! Loin d’être un désastre, ce déménagement vers le Novotel Tour Eiffel (ex-hôtel Nikko pour les parisiens ayant connu la capitale sur un déjà long terme) s’est accompagné d’une aubaine. Jean-Marie Hubert, patron de la SPAT, a pu reprendre la marque commerciale « Festival Son & Image ». Nous en étions là. Mais les carrières sont ce qu’elles sont, le temps qui passe aussi. Cet organisateur a trouvé, âge aidant, un successeur, celui qui désormais va piloter l’événement.

Plus de Festival…? Alors, on va pleurer…? Surtout pas…! Avec le temps, la notion de « festival » a beaucoup évolué. Ce terme est aujourd’hui synonyme de spectacle, en général en été et en plein air. Souvent balancée entre le passé et le présent, la haute-fidélité est devenue le son haute résolution. Le public amateur de son de haute qualité et d’images du même niveau est désormais au diapason avec le numérique, un univers qui est loin d’avoir épuisé ses aptitudes aux améliorations. A une époque qui pouvait s’abandonner dans une agréable atmosphère « passé-présent », succède celle d’un « présent et surtout futur ».

Un « Paris Audio Vidéo Show » colle ainsi mieux que jamais aux réalités. De plus, cela n’a rien d’un détail, lorsqu’il s’agit de convaincre des industriels dont les bases ne sont pas sur notre sol, l’énoncé clair de l’événement précédé du nom de la capitale (la ville que les citoyens du monde entier rêvent de visiter un jour) est à l’évidence un atout. Il reste que la trajectoire qui va de 1959 à 2018, presque 6 décennies, demeure pleine de promesses, pour les consommateurs, mais aussi pour les professionnels, industriels, distribution, services. A suivre…

* SIERE, Syndicat des Industries Electroniques de Reproduction et d’Enregistrement. SDSA, Société pour le Développement des Sciences et des Arts.

** Après avoir longtemps occupé, dès les années 70, les espaces de l’hôtel Méridien (face au Palais des Congrès, avec d’épiques épisodes juridiques avec -ou plutôt contre et inversement- les organisateurs du Festival du Son), puis, FIS parti, le… Palais des Congrès. Et ouais…!)

Source DVSM

 

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