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Sacs de caisses, le plastique vers une réhabilitation inattendue…?

Pas d’emballement…! La rumeur ne circule qu’outre Atlantique et elle n’est pas à la veille d’annoncer un revirement qui, dans l’ambiance actuelle, n’est à l’évidence pas dans la poche. Pour le moment…

DVSM, 24 mai 2019. Non, cette information n’est pas la réédition d’une blague du 1er avril. Les sacs de caisses sont loin d’être les seuls à faire réfléchir à propos des matériaux issus du pétrole, y compris dans des milieux où le souci écologique n’est pas totalement absent*. Il y a quelques jours, des industriels américains se sont décidés à exprimer leur conviction selon laquelle ce plastique, comparé à d’autres matériaux, n’avait pas que des désavantages si une vision écologique sereine, globale, et non partisane est portée sur son sort. Car, comme le savent et le scandent, un peu dans le vide en ce moment, les pros de cette filière, non seulement les matières plastiques sont économiques, très aptes à se plier (ou se mouler) à mille et une contorsions de fabrication, mais le tout se déroule dans des dépenses énergétiques nettement inférieures à ce qu’exigent certains autres matériaux. Pas de parallèle possible, par exemple, en fabrication comme en recyclage, entre le verre et les plastiques. Remplacer ces derniers pour de multiples applications, dont l’industrie de l’emballage, suppose le prélèvement d’autres ressources fondamentales, avec des inconvénients, au rang desquels la déforestation destinée au couple papier et carton n’est pas le moindre, avec à la clé de probables incidences climatiques.

Par ricochet, la tendance qui s’observe dans la raréfaction de l’emballage en sortie de caisses dans la distribution** est mise à mal avec le développement du commerce en ligne. En effet, alors que de nombreux produits sortent des points de vente « nus » dans les mains des acheteurs, ces mêmes articles sont obligatoirement emballés pour toutes les ventes faites par le commerce on-line. Amazon (comme ses principaux concurrents) est devenu aussi (pour ne pas dire surtout) un acteur d’une forme de logistique animé par un immense pôle de mise en paquets avant expéditions…! Presque à l’opposé, des initiatives intéressantes dans le domaine de la vente en vrac ont vu le jour***. Chaque client peut apporter son propre contenant pour emporter ses achats. Mais on voit mal Amazon ou Alibaba livrer quelques rations de riz, de macaronis ou de choux de Bruxelles au moyen d’un drone déversant le tout dans une écuelle mise bien en vue, près de la porte du garage du client…

Donc, des industriels américains se réveillent, et à y regarder de près, ils ne sont pas loin de mettre le doigt là où les élans écolos les plus élémentaires et parfois simplistes laissent entrevoir, au-delà d’un bénéfice initial, poindre des inconvénients mettant à mal les acquis supposés. Début d’amorce d’un commencement, ou goutte d’eau dans un débat de dimension océanique…? A suivre.

* Il en va de même pour l’automobile électrique, à laquelle des écologistes convaincus et patentés sont opposés depuis des années, soulignant entre autres points qu’entre les batteries usagées (dont on ne sait toujours que faire pour le moment) et le bilan carbone lié à la production d’électricité, l’électricité n’est pas une énergie souhaitable sur la route.

** Attention de ne pas confondre deux visions. Les soucis de sacs de caisses qui ne sont pas biodégradables et laissent des traces à très long terme dans la nature est un sujet important. Laisser les clients se débrouiller pour emporter leurs achats en est un autre, que DVSM, version magazine papier, et désormais blog, n’a jamais considéré que comme une incroyable incorrection envers les acheteurs. D’autant plus que, loin d’être motivés par des raisons écologiques, le passage des petits sacs légers gratuits à des sacs plus solides, mais payants, a surtout été considéré sur un plan économique… 

*** Voir par exemple l’enseigne Daybyday

Source DVSM

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