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Commerce physique, Le terrain sans la clim, bonjour les dégâts…!

Les périodes aux caractéristiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur, mettent en évidence des attentes de la clientèle envers l’univers du commerce. Le confort y est prépondérant.

 DVSM, 7 août 2019. On a eu chaud…! Quand vague de chaleur et soldes se rencontrent sur le calendrier, cela fait jaillir des vérités soupçonnées, mais pas toujours concrètement vérifiées. Au classique et toujours d’actualité « no parking, no business », s’ajoute désormais une nouvelle formule, de plus en plus incontournable, « no clim, no business ». Le récent mois de juillet a été marqué par des températures qui n’avaient pas été relevées depuis 1947. Époque où l’automobile en Europe n’était pas encore très répandue, et les centres commerciaux étaient inexistants. Quant à l’épisode de 2003, le côté émotionnel accompagnant la chaleur intense a autant occulté les origines du désastre* que les répercussions concrètes d’une telle chaleur sur des marchés où tout tournait encore comme des horloges. Cependant, dès l’immédiat après-guerre, de l’autre rive de l’Atlantique, arrivait déjà l’indication selon laquelle la voiture particulière allait devenir un vecteur essentiel pour la distribution.

Il y a donc un côté « première » dans ce qui vient d’être vécu en juillet 2019. Dans ce contexte, les réactions de responsables de points de vente à l’heure des soldes (très attendues dans l’ambiance perturbée d’aujourd’hui) ne peuvent qu’être soulignées. Pilotant des établissements installés dans les rues de nos petites et grandes villes, ils racontent laconiquement qu’ils n’ont vu personne, et ont fait des scores infinitésimaux. En revanche, dans les galeries marchandes, climatisées désormais, tout le monde se frotte les mains, en songeant à tous ces chalands venus se mettre au frais et ayant grâce à cette belle occasion fait honneurs aux offres de produits, soldés ou non. Le frais réchauffe le tiroir-caisse…!

C’est clair, le commerce physique, outre tout ce qu’il doit assumer pour les produits qu’il offre à la vente, doit aussi proposer toute une palette de bonnes dispositions, qui commencent par de quoi correctement garer les automobiles des clients. Largeur des places, souvent bien trop étriquées, à l’abri du vent, de la pluie, de la neige… sont au nombre des impératifs. Et parallèlement, du confort « à l’intérieur » s’avère être essentiel, dont l’air conditionné aux saisons chaudes, un chauffage correct quand reviennent les bises qui pincent (même pour les clients du matin après des périodes de fermetures). Déjà tout ça, pour éviter les premiers obstacles capables de faire manquer des ventes. D’autant plus qu’en ligne, le commerce se fait à la maison, bien au chaud ou protégé des excès thermométriques, si toutefois l’enseigne la plus proche n’a pas oublié de vendre ses climatiseurs.

* Si l’épisode de forte chaleur de 2003, qui a fait passer le terme canicule dans le registre des termes juridiques, a été si pénible, notamment en mortalité, c’est aussi parce qu’il arrivait après une vague de fermetures de lits dans les hôpitaux, ayant rendu l’accueil des personnes incommodées particulièrement défaillant.

Source DVSM

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