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Bataille du dimanche, quand les syndicats encouragent le chômage…

Trop d’obstination finira par tuer l’obstination. En s’opposant à des ouvertures dominicales, les syndicats vont faire progresser l’automatisation du commerce.

 DVSM, 21 octobre 2019. D’accord, la loi, c’est la loi. Pour l’heure, et contrairement à ce qui se pratique dans de très nombreux pays, l’Hexagone conserve encore ses contraintes réglementaires à propos de l’ouverture des magasins le dimanche. A quelques exceptions, comme dans la région parisienne où de nombreux centres sont désormais en activité ce dernier jour de la semaine. Ce à la satisfaction de la clientèle comme celle des intervenants dans les enseignes. Les initiatives du Groupe Casino posent cependant un problème. Il n’y a que quelques années, la réplique qu’il apporte aux interdictions n’aurait pas été techniquement possible. Mais alors que les automobiles, comme les tondeuses à gazon et beaucoup d’autres équipements (en Asie, des robots gardent même de jeunes enfants), commencent à devenir autonomes, on ne voit pas comment le fonctionnement des points de vente ne pourrait pas en être de même. Et d’ailleurs, du fait de l’initiative évoquée, il y a de-ci de-là des spécialistes de la robotisation qui travaillent sans relâche pour développer la plupart des facettes de ce qui constitue la relation entre les points de vente et les clients. Information, conseil, aucun souci, nous sommes sur la voie. Si, comme nous l’avions souligné ici, de nombreuses tâches nécessitent pour l’heure l’intervention humaine, celle-ci peut sans problème devenir facultative pour de courtes périodes.

Dans leur démarche protestataire, les entités syndicales sont donc dans le droit sillage pour non seulement rendre le plus possible opérationnels les fonctionnements automatiques, mais, s’ils sont mis en place le jour du seigneur, pourront aussi encore plus facilement l’être les autres jours, pour combler des insuffisances (temporaires ou non) dans les équipes, et pourquoi pas, étendre les amplitudes horaires, comme per exemple pour des ouvertures jusqu’à minuit, ou 24 heures sur 24. Privant d’emploi ponctuellement ceux qui, à Angers et dans d’autres implantations, auraient pu trouver de quoi optimiser leurs revenus, ces opposants systématiques accélèrent une tendance qui ne peut que conduire à une diminution acquise des effectifs sur l’ensemble du terrain. Merci pour cette délicate stratégie…!

Source DVSM

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