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Brexit, l’épilogue… La très impardonnable et irréversible erreur majeure de Bruxelles.

Les anglais se sont « tirés » les premiers…! Le Brexit, c’est fini. L’Europe a bien failli être une grande chose, la belle histoire devient boiteuse. À qui la faute…?

 DVSM, 2 février 2020. Tout a été dit sur la sortie de l’UE de nos voisins britanniques. tout ou presque. Un point semble toutefois être resté totalement occulté ou oublié dans les commentaires. Il s’agit de la responsabilité de ceux qui ont fait et géré ce qui aurait pu être une superbe construction pour le Vieux Continent, et qui devient désormais un rêve quasi perdu. Car sans la participation de ce membre puissant, l’un des trois principaux de l’Union (avec l’Allemagne et la France), la notion de puissance*, incontournable dans un monde où la concurrence est omniprésente, est probablement très hypothéquée, et pour longtemps.

Sûrs d’eux, à la limite d’une certaine prétention, des fondateurs aux divers commissaires aptes à donner tant des leçons, pas un seul n’a eu le courage de reconnaître que cette Europe n’a rien fait, hors menaces de coûts et prophéties d’un futur terrible guettant le sortant, pour donner une envie dominante au peuple d’outre-Manche de ne pas quitter ce navire qui, certes, a parfois tendance à tanguer, mais aurait pu tenir son cap. Pire encore, l’exemple ainsi donné pourrait générer des envies à d’autres, surtout si l’UK se sort sans trop de dégâts de la position adoptée.

En Grande-Bretagne, c’est bien le peuple qui a décidé de sortir, des citoyens n’ayant ni les repères ni les aptitudes pour se faire une idée juste (il en va ainsi de tous les peuples) des enjeux. Un peuple européen qui, pour sa part et dans l’ensemble de cette union, constate que les responsables qu’il a envoyé dans la capitale belge pour piloter cet ensemble ont certes su faire une UE généreusement administrative, bourrée de normes et de réglementations, mais une Union dépourvue de tout ce qui aurait dû réunir les cœurs et les âmes. Faire l’Europe sans faire les Européens…! Quel raté historique…!

Ainsi, ces Européens n’ont même pas une, ou plutôt « leur », fête « continentale », célébrée un jour unique, férié éventuellement, instrument de communion pourtant indispensable. En entreprise, cela s’appelle parfois « l’incentive ». Pire encore, ces Européens n’ont pas davantage un, ou plutôt « leur », hymne, la célèbre symphonie de Beethoven n’étant qu’un faux hymne, restant l’expression de politiciens usant d’accents lyriques supposés faire passer leurs idées. Mais c’est en revanche et surtout un hymne qui ne se chante pas…!

En France, chacun sait, mieux que nulle part ailleurs, qu’il est possible d’attacher les individus à des choses ou des entités qui leur coûtent cher tout en restant largement perfectibles (ne sont-ils pas attachés à la SNCF…?). Qu’en près d’un demi-siècle, il n’y ait eu aucun résultat dans le sens de l’attachement émotionnel (oserions-nous dire viscéral…?) d’une majorité de britanniques à l’Europe n’est-il pas une erreur gravissime dans le sens où celle-ci met en évidence le peu de considération pour les individus qu’éprouvent décisionnaires, fonctionnaires de Bruxelles et peut-être d’ailleurs.

* Se plaçant dans l’optique de l’industrie, du commerce et de la consommation, avec en toile de fond la notion de taille critique pour les entreprises comme pour les marchés, la position exprimée ici ne peut s’inscrire que dans la perception d’une indispensable approche européenne. A l’heure où les manœuvres les plus stratégiques se partagent entre Chine et USA, la division européenne n’est pas un événement porteur d’espoir.

Source DVSM

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