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6 mois après le début du Covid, des intervenants TV restent dans l’ombre

Faut-il voir dans ce symptôme inconfortable la révélation d’une absence désespérante de culture de l’image…? 

 DVSM, 30 septembre 2020. Les faciès sombres interrogés à longueur de journée sur les chaînes TV, et en particulier celles consacrées à l’information, restent trop souvent dans un incompréhensible défaut d’éclairage. Un bien petit sujet de préoccupation comparé à ceux traitant de l’épidémie et de la situation économique du pays. Lorsque le virus a fait son irruption médiatique aux premières heures du printemps, et sous l’impact du confinement, il était tolérable que ce défaut apparaisse (ainsi que celui de l’angle de prise de vue, infligeant de la contre-plongée jusqu’à l’indigestion). Les intervenants, éloignés des plateaux pour respecter les dispositions prises contre la contagion, ont eu recours à leurs smartphones ou a des liaisons du style Skype, dans un climat totalement improvisé. Tous ont forcément eu depuis l’occasion de voir leurs propres interventions comme celles d’autres spécialistes, experts et commentateurs.

Tous n’ont pu que constater cette récurrente défaillance de la prise de vue, pourtant si facile à corriger. Ne serait-ce qu’en prenant le soin de ne pas se placer le dos à la lumière (celle d’une fenêtre, par exemple, et comme sur notre photo) mais face à une source (pas trop violente). Insistons sur « face », et pas de côté. Le mi-clair mi-sombre, suivant la frontière nasale, étant bien peu gouleyant à l’écran. Question ultime et un peu sévère: au sein des chaînes de TV, n’y a-t-il pas un seul professionnel de l’image et gestionnaire de ces liaisons vidéo pour, en quelques secondes et avant de se retrouver « on air » capable de suggérer ne serait-ce que quelques mouvements correcteurs au personnes qui s’auto-capturent…?

Notre photo: L’heure des Pros, C-News, ce matin. Le spécialiste dont le visage est dans l’ombre tourne le dos à une fenêtre dont la lumière va jusqu’à saturer l’image. Le capteur de l’appareil en tient compte et corrige vers mois de luminosité.

Au-delà de cette question d’ensemble, une interrogation vient se superposer, dirigée non vers la TV, mais tous ceux qui participent à la diffusion d’équipements permettant des prises de vues.. Depuis quelques années, des millions de smartphones ont été diffusés dans « la nature ». L’évidente ignorance de la notion de ce qu’est une image (à la TV pourtant constatée chez des interlocuteurs cultivés, médecins, biologistes, économistes…) serait-elle aussi très répandue au sein de l’ensemble de la population…? Ce que les innombrables prises de vues dans le sens vertical, réflexe d’autant plus étrange que désormais, tous les foyers de France et de Navarre sont équipés d’écran TV au format 16/9. Il subsiste, des manuels d’utilisation des appareils jusqu’à ce que tout quidam voit dans les rayons (distribution, boutiques d’opérateurs, etc.) une déconcertante absence de tout conseil ou suggestion, qui serait un pas dans le sens d’une meilleure appréhension de l’image. Vend-on sans s’émouvoir, à travers le monde, des milliards de smartphones dont les aptitudes photo et vidéo ne cessent de s’améliorer, pour finalement laisser leurs utilisateurs sans profiter du moindre pied à l’étrier vers le mieux, abandonnés (par paresse…?) dans des captures dans le mauvais sens et mal éclairées…? Si les utilisateurs ne peuvent d’instinct être des lumières, comment peut-on à ce point oublier de les éclairer pour de meilleures « expériences » avec leurs clichés. N’oublions pas un principe bénéfique à la prise de vue, tant par smartphone qu’avec un APN : meilleure est une image, plus grande est l’envie de la regarder.

Source DVSM

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