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À l’heure du post confinement, les meilleurs atouts vont-ils changer de mains…?

Certaines épreuves ont pour effet de rebattre les cartes. Le blocage économique pour tenter d’enrayer la contagion débouchera sur des rapports concurrentiels parfois inattendus, déséquilibrés et inéquitables.DVSM, 17 avril 2020. Si des panoplies colossales d’aides aux entreprises sont déployées par les états, c’est bien parce que désormais, les conséquences économiques de la pandémie sont appréhendées à leur juste démesure. Si nous sommes encore loin d’un déconfinement de l’activité de tous, en dépit d’un retour progressif pour quelques fractions de secteurs dont la réanimation est vitale, l’après-crise commence à dévoiler certains de ses effets probables. Et dans son déroulé, il faut s’attendre à des conséquences directes, et à d’autres plus inattendues, et par certains côtés sournoises.Au chapitre des conséquences directes, relevons à titre d’exemple ce qui se produit dans le secteur aérien. La Lufthansa, compagnie allemande (qui a aussi pour filiales Brussels Airlines, Austrian, Swiss et Eurowings) a décidé de se séparer d’environ un quart de sa flotte (Air France-KLM envisage une stratégie du même ordre). Ce qui entraîne naturellement des répercussions prévisibles sur la production dans l’industrie aéronautique, la forte demande d’avions d’avant la crise ne devenant plus qu’un lointain souvenir. En France, dans la région toulousaine ainsi qu’en Loire Atlantique (les « monocouloirs » de la famille A320, 321, 319, 318 y sont produits), des répercussions sur l’emploi et donc le pouvoir d’achat local des populations, sont inévitables.Indirectement, ces abandons de centaines d’avions, dont beaucoup sont récents, modernes, économes en carburants, ont toutes les chances de faire, sur le marché de l’occasion, des heureux chez des nouveaux entrants, créés après la pandémie, et donc non endettés. Et dès lors en mesure de croiser le fer efficacement avec les compagnies historiques et mêmes avec les « anciennes low-cost » (Easyjet, Groupe Ryanair…) qui, du fait de leur endettement acquis durant la crise, auront du mal à bâtir une réplique vigoureuse.

Il en va de même dans les enseignes. Celles qui souffrent, notamment chez certaines GSS, (nous ne nommons personne) risquent de rencontrer sur leur route des compétiteurs nouveaux, ou d’autres moins sévèrement touchés, prêts à bondir sur des parcs d’établissements et des équipes, à recalibrer certes, mais avec seulement du dimensionnement, de la signalétique et de la « cosmétique » à revoir. C’est largement au-delà du retour à une vie « normale » que les conséquences de l’interruption imposée aux activités pourront se mesurer, et il est facile de comprendre les responsables qui, à l’heure présente, ne dissimulent en rien leur impatience de voir se dessiner un rapide retour aux affaires…

Source DVSM

 

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