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Airbnb se mange une nouvelle claque

Le Parlement a beaucoup hésité. Il s’est même trouvé une conjonction de députés de droite et de gauche pour refuser cet article de la Loi de Finance. Et puis finalement les pressions du ministère des Finances auront eu raison de cette résistance : à partir d’un certain montant, les particuliers qui louent un bien immobilier, une voiture ou un bateau via une plateforme Internet devront bien entendu payer des impôts, mais également et surtout des taxes sociales. Il faudra tout de même tirer un profit substantiel de ces locations pour être taxé : 23 000 euros par an pour un appartement et 7 720 euros pour une voiture, un camping-car ou un bateau. Dans ces deux cas, le plafond risque d’être atteint assez vite. Au-delà, les propriétaires devront être affiliés au RSI (régime social des indépendants).

Le gouvernement veut bien entendu profiter de ressources nouvelles, mais aussi complaire à certaines organisations professionnelles, les hôteliers en tête. L’Umih, leur principale organisation peut se réjouir d’une loi de finance qui leur garantit «une meilleure équité entre les acteurs de l’hébergement. » Du côté des loueurs, on accuse le coup. Paulin Dementhon, le patron de Drivy, site de location de voitures entre particuliers avoue sa déception et demande via un communiqué « de distinguer les activités qui relèvent du partage de frais de celles qui génèrent des bénéfices. Une fois que cette clarification aura été faite, alors le débat sur l’encadrement au-delà du partage de frais pourra être possible. »

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