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Allemagne: les tendances de l’électronique début 2020 étaient assez mitigées.

Avant même que la crise du coronavirus n’éclate, les ventes dans le secteur du numérique outre-Rhin s’inscrivaient dans la ligne morose déjà constatée au cours des exercices antérieurs.

 DVSM, 4 juin 2020. En Allemagne, entre GfK et le GFU (équivalent de notre défunt Simavelec) des statistiques intéressantes continuent à être publiées, notamment à travers HEMIX, observatoire de l’électronique domestique (même si ce périmètre défini par HE ou Home Electronics déborde sur les instruments mobiles)*. Les chiffres qui suivent concernent le premier trimestre, et reflètent par conséquent une période antérieure à l’épidémie, à l’exception des deux ultimes semaines au cours desquelles les mesures de confinement ont légèrement commencé à être influentes. Le virus est d’ailleurs probablement le responsable des rares indicateurs orientés positivement.

Dans son ensemble, l’univers numérique a recueilli 6,7 milliards d’euros, marquant une progression de 2,8% sur la même période de 2019. Au cœur de cet ensemble, l’EGP classique dévisse de 7%, son CA ne parvenant pas à atteindre 2 Mds d’euros. En revanche, les télécoms, et par conséquent principalement les smartphones, sauvent le trimestre avec 3,1% de croissance, ayant permis d’engranger 2,8 Mds de l’unité monétaire européenne. Avec un chiffre d’affaires de 1,9 Md d’euros, la micro grand public, sous l’effet d’une remise à niveau des ordinateurs utilisés, pour passer la période épidémique et ses contraintes, s’offre une croissance vigoureuse de près de +15% (14,7%)

Comme cela est la tendance sur le Vieux Continent, le téléviseur a chuté en volumes de 7,4%, avec 1,6 million de pièces délivrées aux utilisateurs, la bataille concurrentielle en période de basses eaux entraînant une érosion légère du prix moyen, à 574 euros. Toujours dans le domaine de l’EGP, l’audio domestique s’écroule à -11,1%,tandis que les accessoires audio-vidéo sont en vigoureuse progression, de 23,5%, ce créneau étant malgré tout assez modeste, ne dépassant pas 317 millions d’euros. La vie intérieure et la période (post-fêtes de fin d’année) a été propice aux rayons de jeux et consoles, avec +21,7% aux indicateurs, mais là aussi, à 95 millions d’euros, soit dans une limite modeste au sein de l’ensemble des ventes.

Dans le domaine des télécoms, les portables connectés (wearables) restent dans une vie économique quasi somnolente. A 205 millions d’euros, ils n’enregistrent que 0,3% de progression. Certes, les nombre de produits vendus a légèrement augmenté (+2,8%), la bataille des étiquettes ne permettant pas d’améliorer ce qui est tombé dans le tiroir-caisse.

C’est sur le front du smartphone que l’évolution est intéressante. Si le nombre d’appareils vendus est en repli de 2%, les 4,9 millions d’appareils vendus sont orientés vers des perfectionnements supérieurs, entraînant une croissance en valeur de 3,7%. Dans l’univers « IT », c’est l’ordinateur qui a fait des miracles, perspective du télétravail et d’une connectivité au meilleur niveau à la clé. Les ordinateurs de bureau ont enregistré une progression de +30,4%, les notebooks suivant la cadence à +30,6%.  On n’ose pas pour autant souhaiter que les virus reviennent en masse.

* Les professionnels de l’Hexgone manquent cruellement de ce genre de repère que plus une seule entité désormais ne publie.

Source DVSM

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