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Alsatis part en campagne contre les zones blanches

A côté des géants des télécommunications, il existe (encore) en France une poignée de petits opérateurs alternatifs qui se disputent des niches bien précises. Franck Taverriti, directeur des Télécoms d’Alsatis détaille son marché et ses méthodes pour gagner des clients.
– Les opérateurs et l’Etat viennent de s’entendre sur la résolution du problème des zones blanches (parties du territoire non couvertes par la téléphonie ou l’Internet mobile NDLR). Quel impact cette décision aura-t-elle sur l’activité d’Alsatis ?
Franck Taverriti : L’accord conclu entre les opérateurs et l’Etat porte sur la téléphonie mobile, mais il ne résout absolument pas les problématiques d’accès à l’Internet résidentiel dans les zones blanches et même grises (zones du territoire mal couvertes). Beaucoup de gens sont encore contraints d’utiliser des clés 3G pour se relier à l’Internet en étant pénalisés par des débits très fluctuants dépendant du nombre d’utilisateurs en ligne. Nos solutions délivrent une connexion par radio ou par satellite d’une toute autre qualité. Nous garantissons des débits allant jusqu’à 22 Megaoctets/s en descente et jusqu’à 6 Megaoctets/s en montée. Les technologies radio hertzienne ou le WiMaxpermettent des débits comparables à la 4G.

 

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– Que représente le marché des zones blanches ?
Aujourd’hui, on considère que 300 000 foyers sont en zone blanche. J’y ajoute les résidents des s zones grises qui reçoivent l’Internet avec un ADSL dégradé de 512 Ko. Quand je regarde les sites actuels, la vidéo, les pièces jointes avec les mails, il s’agit quasiment de zones blanches. Alsatis compte aujourd’hui 16 000 clients, des particuliers ou des TPE, artisans et que 800 PME. Nous avons donc un potentiel de développement important sur ces zones mal desservies. Maintenant, nous nous heurtons à des problèmes de taille, de reconnaissance. Une PME de 50 personnes comme la nôtre ne peut pas faire de publicité à la télévision. Nous organisons des opérations à notre mesure. Depuis le 5 juin et jusqu’au 12 juillet, notre AlsaBus va traverser la France en diagonale, de l’Isère au Morbihan. Il va s’arrêter dans trente communes sur 5000 kilomètres. Avec notre partenaire, l’opérateur satellite Tooway (filiale d’Eutelsat NDLR) l’AlsaBus va déployer nos solutions : antennes, paraboles, tests en direct. Le but consiste d’abord à améliorer notre niveau de notoriété, avant même de recruter des clients. Maintenant, si nous parvenons à séduire 600 nouveaux abonnés, l’opération sera réussie.

– Vos tarifs sont-ils comparables à ceux de la fibre ou de l’ADSL pratiqués par les grands fournisseurs d’accès ?
Un abonnement triple play Alsatis coute 50 euros avec une couverture radio. Par satellite, l’Internet et la téléphonie sont facturés 55 euros avec un plafond de 25 Go au-delà duquel les flux sont fortement ralentis à 64 Ko. Nous proposons également de souscrire un abonnement pour 10 Go d’Internet pour 37,90 euros/mois. Nos formules couvrent les besoins des particuliers. Aujourd’hui, nous voulons mettre l’accent sur les offres dédiées aux professionnels. Il s’agit d’assurer une connexion de haut niveau mais assortie d’un panel de services dédiés comme une hot line, des engagements de rétablissement rapide, remplacement d’un matériel défaillant sous 24 heures…
– Comment se porte Alsatis ?
Aujourd’hui, nous luttons sur marché très tendu. Alsatis est à l’équilibre (12,5 millions d’euros de CA en 2014) mais nombre de nos concurrents vont mal. Certains disparaitront, d’autres se regrouperont. Nous assistons à un mouvement de concentration duquel surgiront deux à trois opérateurs alternatifs.

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