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Apple qui rit, Samsung qui sanglote, monde cruel…!

Force centripète contre force centrifuge…! Vendre (un peu moins) pour gagner plus, ou bâtir un modèle économique bien ficelé…

 DVSM, été 2018. – Pour la plage, il n’y avait pas meilleure aventure capable d’alimenter les rêvasseries… A intervalles réguliers, cadencés, les vagues se brisent mollement sur le sable. C’est l’heure d’une onctueuse somnolence. Mille milliards de dollars…! Non mais… mille milliards… Cette somme extrême s’est soudain mise à vagabonder au gré des songes de bord de mer. On aurait combien de kilos de pommes pour une telle somme…? Et combien de Ferrari…? Après le feuilleton d’un certain faux flic tabasseur et les alertes aux orages, aux bouchons, à la canicule, cette actualité sauce californienne a quand même apporté un peu d’une fraîcheur toute relative.

On se calme…! Car cela n’est qu’une valorisation boursière. Laquelle peut retomber bien vite, vertigineusement, si le moindre incident vient à surgir dans le ciel limpide de Cupertino. Demandez à Elon Musk ce qu’il en pense, lui qui pour Tesla, préfère l’ambiance d’un actionnariat privé, moins sujette aux sensibleries issues de la corbeille. Toutefois, pour Apple, c’est quand même le résultat d’une stratégie propre à en agacer plus d’un. Au cœur des équipes de Samsung, par exemple. Côté Silicon Valley, tout en ayant vendu un peu moins d’iPhone, les recettes bondissent. Et la valorisation, ombre portée de la confiance des « investisseurs », en fait tout autant.

Une belle claque pour tous ceux qui s’obstinent à ne chercher le succès qu’en s’acharnant à vendre moins cher. Ou plutôt qui n’ont rien compris au business, ou au minimum à ce business. Le Galaxy S9 se vend moins bien qu’espéré. Et cela impacte négativement les performances de Samsung. Il reste que si chez le coréen au logo bleu, tout le monde n’a pas encore analysé la méthode Apple, bien d’autres continuent d’expliquer celle-ci en démontrant qu’ils n’ont pas… compris non plus. Tel ce commentateur qui évoque un positionnement de luxe pour le néo millionnaire en milliards.

En fait, le monde d’Apple n’a rien à voir avec le luxe pur beurre. Certes, la composante « luxe » n’est pas absente des produits de Cupertino. Mais le point fort est, comme l’ont (quand même) bien démontré de nombreux observateurs et analystes, un écosystème qui exerce sur ses utilisateurs une sorte de force centripète* (si, c’est un mot poli). Tout y fonctionne avec tout, c’est commode, c’est bluffant, on en redemande. De plus le système (l’OS) est propriétaire et verrouillé, cadenassé. Ce qui consolide une tradition industrielle américaine consistant à rendre captive le clientèle.

A cette proposition alléchante, le célèbre concurrent asiatique ne sait finalement qu’aligner des atouts techniques, certes de haut vol, mais que de nombreux consommateurs ne peuvent que chercher à obtenir pour moins cher, tous ou presque tous, faute d’une attraction irrésistible. Ce que favorise l’environnement Android, l’arme que Samsung a contribué à magnifier et qui se retourne contre lui. Samsung exerce ainsi involontairement une sorte de force centrifuge** incitant les (ses) clients à aller aussi voir à l’extérieur…! Il y a mille et une manière d’exploiter Android et les atouts d’un Samsung de haut de gamme (ou presque), il n’y en a qu’une seule pour accéder aux nouvelles performances d’iOS et de l’univers d’Apple.

A ce stade, même le mécanisme des différences s’inverse. Avec un mobile au quasi standard, le client économise un peu pour profiter de presque tout. Avec celui du monde iOS, pour pas beaucoup plus, il s’offre le summum. C’est ce « pas beaucoup plus » (dans la distribution, c’est le mécanisme de la montée en gamme) qui fait vibrer les comptes de Cupertino, et n’en finit plus de se glisser onctueusement dans chaque silence, entre deux déferlantes… Ne serait-ce pas un exemple dont il faudrait s’inspirer…? Après les vacances, bien sûr…

Il reste que Samsung n’est pas au bord d’un gouffre fatal. Industriel sachant développer et produire, avec une puissance non contestable, des composants essentiels dont personne ne peut se passer (même pas Apple), s’il lui arrive, par le biais de ses équipes, de verser quelques larmes, ce ne sont que des larmes de crocodiles…

* Qui attire vers le centre.
** Qui repousse vers l’extérieur…

Source DVSM

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