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Pour les applications, c’est l’heure de la purge

Comment percer parmi les dizaines de milliers d’applications qui font flores sur l’App Store ou le Google Store ?  Plusieurs études américaines (comStore, SensorTower…) démontrent la complexité croissante pour les nouveaux entrants de se faire une place au soleil. Déjà, les smartphones sont littéralement envahis par les icônes des applications. Moralité l’autonomie des terminaux, sujet hautement sensible, en prend un nouveau coup. Du coup, non seulement, les utilisateurs vont plutôt supprimer les applications pour ne garder que les services essentiels comme Facebook, YouTube, WhatsApp, Waze et cie. Il reste tout de même de la place pour certains services d’information, boursiers en particulier ou pour des applications pratiques au quotidien telles qu’Uber ou celles qui permettent l’accès à un compte bancaire. Ce resserrement ne pénalise pas l’usage des mobiles.

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Les observateurs affirment ainsi que les Américains consacrent 52% de leur temps en ligne sur des applications mobiles. En attendant la folie des applications est passée. Le charme de la nouveauté n’opère plus.  Selon comStore, 65,5% des utilisateurs ne téléchargent carrément plus rien. Une fraction seulement (2,4%) télécharge plus de huit applications par mois. SensorTower constate même que le taux de téléchargement de Google a chuté de 30,6% et celui de YouTube de 20,1%. En revanche, Snapchat (110%) et Uber (107,6%) profitent d’un engouement continu. Sans doute, le niveau d’équipement de Facebook et Google atteint le niveau de saturation, mais tout de même aux Etats-Unis, Snapchat a été téléchargé plus que Facebook au premier trimestre.

Youtube

Ces tendances sont d’ailleurs valables ailleurs qu’aux Etats-Unis. Alors comment faire pour s’imposer sur un marché aussi tendu ? Les algorithmes qui portent les Stores volent au service de la victoire en mettant en avant les applications les plus demandées.  SensorTower affirme aussi qu’au premier trimestre, 623 éditeurs d’applications, soit 1% des éditeurs, ont engrangé 1,34 milliard de dollars sur la période, soit 94% des revenus dégagés ! Les autres 99% d’éditeurs n’ont plus que 6% de ce chiffre d’affaires à se partager. Pour maintenir ses partenaires développeurs, Apple a décidé de faire un effort et de ne prendre plus que 15% de commission contre 30% jusqu’ici, sur les abonnements des applications diffusées depuis plus d’un an sur son store.  En contrepartie, les éditeurs sont invités à communiquer par publicités payantes sur l’Apple Store.

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