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Audiovisuel, les consommateurs vont-ils prolonger les tendances d’avant la crise du virus ?

Alors que le millésime 2020 s’écoule selon un scénario qui n’avait pas pu être envisagé, les repères d’hier ne semblent plus être que des symboles. Brouillard…!

DVSM, 19 août 2020. Depuis la fin de l’hiver, plus rien n’est comparable à rien. C’est une réalité pour la vente des équipements, tout comme pour les comportements des utilisateurs d’équipements numériques. Lesquels, faut-il le rappeler, restent en dépit de leurs facettes sérieuses, largement associés aux loisirs, et même aux loisirs audiovisuels. Ce qui ne semble pas devoir changer dans le futur. Les arguments pour la 5G ne tournent-ils pas en masse autour du téléchargement de films, de séries et autres contenus de la famille des spectacles…? Et du reste, les plateformes de streaming, dans le sillage de la plus célèbre, Netflix (mais au cœur d’une joyeuse concurrence), ne sont-elles pas en passe de se doter de contenus qui leurs sont propres (d’où des évolutions à attendre dans le camp de la TV linéaire, de la TV payante, des offres de replay, etc.) ? La réalité, non virtuelle, du moment ne facilite pas les choses en matière de choix stratégiques.

Alors que notre ennemi à tous, le célèbre corona matricule 19 commençait à semer ses perturbations, le Centre National du Cinéma faisait le point sur le nerf de la guerre du domaine évoqué, les dépenses des consommateurs. En légère progression par rapport à l’année précédente, l’un des points de cette progression se situait dans le cinéma en salle. Le confinement et les contraintes affectant, encore en cette fin de mois d’août, l’accès aux strapontins, cette donnée s’évapore des critères réellement utilisables. Dans le camp de la télévision, face à une stabilité des prélèvements obligatoires (redevance) les abonnements s’émoussaient légèrement.

La migration la plus spectaculaire -et logique- s’observait entre la vidéo physique et la vidéo à la demande, le DVD et même le Bluray ne pouvant plus contenir dans les usages cette évolution sans retour. L’intégration du jeu vidéo à ces statistiques aurait pu étonner, mais au moins trois raisons la justifient. Ils conduisent le public à des dépenses, en particulier en mode dématérialisé. Ces budgets qui, comme tous les autres, ne peuvent pas être consentis deux fois, puisent inévitablement dans l’enveloppe globale, tout en occupant aussi une place sur les écrans. Enfin, ultime raison, la filière a bien été assimilée par les créateurs-éditeurs, faisant de certains de leurs titres de bonnes machines à cash (certaines facettes du Flight Simulator dans sa version sortie hier semblent fort bien préparés pour un tel usage). Les conditions de semi-confinement adoptées désormais semblent devoir privilégier ce qui se dépense « à la maison », et dans ce sens, les mises à niveau observées lors de l’amplification du recours au télétravail pourraient doper ces loisirs d’intérieur et les parts de tirelires leur étant consacrées.

Source DVSM

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