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Auto et batteries, la recharge disponible à profusion n’est pas pour le futur proche.

Outre le temps de recharge, pour l’heure très handicapant, l’aventure de l’automobile électrique pourrait se heurter à un nombre restreint de points de charge.

 DVSM, 6 mai 2021. La progression des ventes d’automobiles conduit le monde des constructeurs à prévoir une stratégie accélérée d’installation de points de recharge. Accélérée, serait-ce un grand mot …? Les industriels viennent d’émettre un plan selon lequel le nombre de ces points de recharge serait sur le Vieux Continent de 1 million d’ici 2025, et 3 millions pour 2030. Message reçu des groupes asiatiques engagés dans ce créneau. L’envie vient alors de quand même comparer avec l’arsenal actuel des stations services. Comparaison difficile, voici pourquoi. A l’heure présente, l’Hexagone compte environ 11000 stations (nombre en repli, par la fermeture des « petits »). Chacun peut cependant observer que la plupart d’entre elles disposent de plusieurs pompes, plus de 10, voire 15 pour les plus grandes. Ce qui n’empêche pas d’y voir s’allonger des files d’attente dès que viennent les jours de grands déplacements. Et ce alors qu’un plein « pétrole » se réalise en quelques minutes.

Pour un véhicule électrique, une recharge partielle s’opère en 60 à 120 minutes (qui procure environ 1h30 d’autonomie, une recharge complète durant plusieurs heures). Même en atteignant un nombre de points de connexion comparable à celui des pompes à essence ou gazole, l’alimentation pour tous serait encore loin « du compte », du fait de ces temps de recharge. A moins que cette approche des professionnels de l’industrie automobile se situe face à un parc encore très majoritairement thermique (ce qui est probable pour 2030). Si tout le parc devient électrique, la conception de son alimentation deviendra une usine à gaz.

En outre, si la traction électrique s’étend aux poids lourds, deux points techniques font frémir. Le premier est la nécessité d’encore plus de recharges pour de « gros consommateurs » avec durée de contact importantes (sans même évoquer le problème posé pour les emplois du temps des conducteurs qui, il est vrai, pourraient tôt ou tard se diriger vers Pôle Emploi, du fait de l’irruption des véhicules autonomes). Le second réside dans les alimentations en courant électrique de ces lieux de rechargement, pour lesquels des capacités de production colossales vont devoir être mises en service. Certains vont devoir aller au charbon…! Ne rangeons pas trop vite les jerrycans.

Source DVSM

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