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Automobile, sous influences high-tech et numérique, mais sans visibilité…

Le Mondial de l’Automobile ouvre ses portes ce matin, partagé entre une certaine euphorie du marché et de lourdes incertitudes… Alors que les véritables métamorphoses de la relation autos-individus (ou ménages) sont gigantesques.

DVSM, octobre 2018 –  » Ça va, et donc, ça ne va pas du tout…! » Tel pourrait être le résumé d’un événement qui, à lui seul, semble symboliser toutes les mutations de notre époque. A commencer par le salon lui-même. En format réduit, il suit les tendances que subissent tous les salons du monde, tous thèmes confondus. Trop chers, en décalage avec les rythmes de l’industrie et des marchés, il voit des exposants de plus en plus nombreux déclarer forfait. L’absence de Volkswagen et de Ford (entre autres absents de 2018) est révélatrice. Peut-on et doit-on encore dépenser de telles sommes pour des salons dont le chapelet est sans fin, Paris, Francfort, Détroit, Tokyo… Alors, les organisateurs compensent. Sous couvert d’accueils de nouveaux domaines, ils remplissent les espaces devenus vacants. A l’IFA, c’est avec l’électroménager, au Mondial de l’Auto, les motos entrent en scène. Et pour le futur, on ne sait pas…

Dans la « bagnole »,, comme pour la vie en général, le numérique exerce ses influences. On le voit dans l’auto connectée (de plus en plus connectée, devrait-on dire, mais est-ce l’auto ou l’utilisateur qui est la cible de cette connexion…?) Mais connectée pour quoi faire…? Le fantasme de l’auto autonome a aussi envahi l’atmosphère. Il y a dans l’industrie des niveaux (5) d’autonomie, allant de celui où le conducteur doit surveiller en permanence son véhicule, à l’auto sans conducteur du tout. Et des niveaux intermédiaires ou il peut sans souci se livrer à d’autres occupations que conduire. Mais quand osera-t-on laisser un véhicule, un seul, évoluer seul au milieu des autres…? Personne ne semble parler de cette transition. Pas de visibilité…

L’énergie, parce que le prix du baril flambe, et pour répondre à des alibis de pollution qu’il faudrait sérieusement confirmer, la fée électricité est hautement sollicitée. »L’avenir de l’auto » affirme un manager connu de ce domaine. Mais les batteries imposent des coûts et une utilisation mal finalisés. Comment réduire l’attente pour la recharge…? Et comment fabrique-t-on l’électricité pour les charger…? Et comment les recycle-t-on…? On verra, on fonce…

Parallèlement, le parc ne s’enrichit plus que de 200.000 véhicules supplémentaires depuis 2010, passant en 7 ans de 33,6 à 35,1 millions (en France), ce qui est presque une stagnation, tout juste comparable à la faible progression démographique du pays. Alors qu’en 1990, le kilométrage moyen au compteur d’un véhicule particulier était de 69.500 km, il est fin 2017 de 105.800 km. Nombreux sont ceux qui franchissent allègrement -et sans pépin- le cap des 200.000 kilomètres, voire 250.000. L’auto est de plus en plus durable, avec un âge moyen passé de 7,3 ans en 2000 à 9,1 ans aujourd’hui. D’ailleurs, si plus d’une voiture sur 2 était achetée neuve en 1990, elles ne sont plus que 4 sur 10 à avoir été acquises de cette façon.

L’auto chère n’est en outre pas si plébiscitée. Comme la force du marché de l’occasion le démontre, ainsi que les moins de 10% de voitures achetées valant plus de 30.000 euros, et un quart à moins de 10.000. Voilà des réalités bien visibles, bien plus que la place du smartphone sur le tableau de bord, absence dans laquelle certains pensent que les constructeurs pensent à tout, sauf aux utilisateurs. Attention aux retours de manivelles…

Source DVSM

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