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Autos anciennes, photo, télévision et vidéo, quand l’audience est sur la bonne route…

Alors que le célèbre salon Rétromobile ouvre ses portes aujourd’hui, la tendance toujours vigoureuse pour l’intérêt porté par le public à l’automobile ne se dément pas.

DVSM, 5 janvier 2020. À Paris, Porte de Versailles, le 45ème salon Rétromobile devrait à nouveau attirer des foules d’amateurs. D’année en année, ce rendez-vous confirme, par son audience globalement en croissance, qu’il est encore possible d’organiser des salons, pourvu qu’il y ait de vrais visiteurs à la clé. Cette tendance qui semble faire une sorte de pied de nez à bien d’autres rendez-vous dont l’actualité problématique ne cesse de se répandre dans les gazettes a pourtant des raisons d’être simples et objectives. Il est entre autres facile d’en trouver les signes dans les programmes que la télévision, et notamment RMC Découverte, diffuse quasi quotidiennement (Wheeler Dealers, Vintage Mecanic, Car SOS, Top Gear…). Puisque cette pratique se prolonge, il est logique d’en déduire qu’elle remplit les objectifs de ses diffuseurs.

L’automobile de collection connaît une existence dynamique car elle mélange intérêt pour une certaine technique et séduction liée aux souvenirs, voire un peu de nostalgie. Pour certains amateurs, c’est aussi un loisir avec sous-entendus économiques. Une ancienne peut se revendre un peu plus cher que ce qu’elle a coûté, ou même, sans aucun gain, son utilisation au quotidien (très commode avec certains modèles) peut entraîner de colossales économies, en évitant à l’utilisateur la perte vertigineuse subie lors de l’achat d’un véhicule neuf ou récent. En prime, le plaisir de se véhiculer, par exemple, pour un coût final réel infime, dans le confort d’une prestigieuse auto, d’un âge suffisant pour être « de collection », mais se mêlant sans difficulté à la circulation du présent.

Pour les professionnels de l’automobile, les anciennes ouvrent la voie à des diversifications lucratives. Ce qui va de l’entretien simple à la restauration avant vente de véhicules importés. Des exemples d’agents de marques bien de chez nous, complétant leur CA avec des FORD Mustang acquises outre-Atlantique ne manquent pas. Contrairement aux véhicules d’aujourd’hui, les anciennes sont en outre bien plus simples à entretenir ou réparer. Pas de microprocesseurs impossibles à refabriquer, pas de circuits électroniques complexes. Les pièces d’hier sont souvent disponibles soit dans des stocks, soit en refabrication. De nombreux constructeurs de premier plan ont même créé des départements sous-titrés « Classic », dans lesquels ils déploient des offres allant des pièces d’origine jusqu’à des services de restaurations partielles ou complètes. Seule ombre au tableau, il semble que les populations « jeunes » soient moins attirées par ces véhicules d’une autre époque, ce qui reste à démontrer, car au fil des très nombreux rendez-vous (salons, bourses d’échanges, rendez-vous réguliers…) qui se tiennent tout au long de l’année, nous constatons régulièrement la présence d’un public jeune, et pas seulement dans la masse des inévitables (et sympathiques) curieux…

N’oublions pas un autre point de rencontre entre l’auto d’hier et les équipements numériques. Toute manifestation dédiée à l’automobile d’époque est le siège d’une intense activité de prise de vues, par APN et smartphones. Rétromobile rassemble chaque année largement plus de 100.000 visiteurs. C’est à se demander si le nombre de pêcheurs d’images n’est pas au moins équivalent à celui enregistré au Salon de la Photo…

Source DVSM

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