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Batteries d’autos, vie sans fin, avec discrétion, non sans une « écolo-élégance ».

Sujet en général habillement éludé : que vont devenir les batteries Li-Ion quand l’heure sera venue de les jeter…? Voilà comment quitter la route sans quitter la vie…!

 DVSM, 17 décembre 2020. Lorsque le futur de l’automobile est décrit comme tout électrique ou presque, plusieurs thèmes remontent à la surface. D’abord, celui de la fourniture, question classique et facile. Comment pourra-t-on alimenter tous les véhicules alors que le virage pris vers de renouvelable et l’élimination d’une grande part du nucléaire laissent supposer que même pour la consommation actuelle, il devrait y avoir des moments de pénurie…? Une éminente ministre nous a tous prévenus. Monsieur le Bonhomme Hiver, merci de vous limiter dans vos offensives…! Ensuite, vient le très épineux sujet fiscal. Comment remplacer (en France, une taxe ne se supprime pas, elle se compense par une autre) les copieuses recettes sur les carburants classiques perdues avec la disparition des autos thermiques…? Rassurons-nous, Bercy a d’ores et déjà quelques bonnes (?) idées, qui risquent de réduire à néant (comprenez 100%) les avantages supposés d’un courant pour l’heure si bon marché, comparé au coût de pompe d’aujourd’hui. Reste le bout du bout, celui des batteries qui sont en… bout de course.

Pas de souci. Une batterie finie pour l’auto ne l’est pas pour tout le monde. Lorsque son utilisation satisfaisante n’est techniquement plus possible du fait du niveau de perte en capacité de recharge (celle-ci diminue tout au long de son utilisation), elle peut encore être utilisée un certain temps pour du stockage statique, ce qui se développe désormais au sein d’organisations ou alliances, vers lesquelles s’orientent des constructeurs d’automobiles. Un concept (si l’on peut dire) qui a été coiffé d’une très seyante appellation, « Avanced Battery Storage ». Renault est de ceux-ci. La firme française met ainsi en avant ces sortes de conteneurs accumulateurs, destinés à soutenir des alimentations locales, en cas de pénuries ou de coupures fortuites. Ces gros blocs qui ressemblent aux groupes électrogènes dont, par exemple, Enedis fait usage pour des circonstances du même ordre. A une petite différence près.

Ces équipements classiques redémarrent immédiatement quand on en a fait le plein après la panne sèche (ou avant qu’elle ne se produise). Pour les blocs Li-Ion, il faudra en passer par une recharge par des sources d’alimentation qui ne sont pas véritablement précisées (pas de chance si, justement les blocs sont placés dans un lieu où le courant est coupé… Pardon, la question est impertinente). Mais grâce à cette stratégie (défense de dire « pirouette »), les constructeurs ne rejetteront plus de batteries dans la nature. Il paraît que certains auraient envie de désigner la méthode par l’expression « technologie de la patate chaude ». Et au fait, après leur séjour dans ces ABS, où iront-elles, ces Li-Ion…?

Source DVSM

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