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Biens d’équipement, de la bonne classification pour une vision objective des marchés.

Plus de 200 points de vente par département, en moyenne, proposent au public des équipements électroniques qui, en quelques décennies et évolutions techniques aidant, sont passés du seul foyer à un partage entre domicile et individu.

DVSM, 24 mars 2021. Les habitudes ont parfois la vie dure, même dans la manière d’étudier, de classer, de trier, d’évaluer. Puisée dans la nuit des temps, l’intégration des produits tels que le smartphone, le notebook, l’APN, la caméra sport le téléviseur, le récepteur de radio ou le réfrigérateur dans un  seul et même univers qualifié de « biens d’équipement de la maison«  n’est plus guère pertinente. Si certains de ces « équipements » évoqués sont encore destinés à une utilisation au sein du logement, la rupture entre leurs univers est devenue une réalité. L’ignorer revient à donner une idée floue des secteurs qui les concernent, et les appréhender ainsi sur un plan commercial revient à naviguer dans l’erreur. Il suffit d’imaginer les utilisations et par conséquent les motivations d’achats pour prendre conscience de cette caractéristique indissociable des usages. Inclure dans un même ensemble les équipements audio haute-résolution (ou hi-fi) et le robot culinaire est une classification qui sent la naphtaline. C’est la survie du vieux thème du « blanc-brun », vestige d’une longue histoire, qui ne tient plus dans l’ère du numérique. Les meubles, paradoxalement, ne sont pas toujours inclus dans des ensembles qualifiés de cet « équipement de la maison ». Etrange…

Cette longue histoire avait pris naissance avec l’apparition de certains appareils qui « libéraient » la ménagère, mais surtout, nécessitaient presque toujours une installation. Liaison au réseau électrique (et même à ce courant triphasé encore bien vivace dans les années 50-60, et que l’on appelait familièrement « la force »…!), au réseau de distribution d’eau et éventuellement de gaz, installation d’antennes pour le téléviseur, ce fut la période la plus faste pour les « radio-électriciens », ou électroménagistes. En cette troisième décennie du 21ème siècle, s’il reste de l’installation à assumer, les consommateurs sont désormais orientés dans un esprit « ménage » vers des biens pour la maison, incluant l’électroménager, l’EGP sédentaire, le meuble et la cuisine, et dans un esprit largement personnel pour une large part de ce qui est connecté.

Comme le remarque l’INSEE avec pertinence, dans le commerce de détail, la distinction entre les biens d’équipement de la maison d’une part, et les biens technologiques de l’information et de la communication (TIC) et articles de loisirs d’autre part, est acquise. Cette classification risque de prendre un tour encore plus concret avec l’amplification des usages culturels en ligne, que devrait provoquer la 5G et la multiplication des fonctions liées aux satellites. 5G qui n’est pas à la veille de récurer les casseroles et de laver le linge de la famille. Ceci même si de plus en plus de robotisation avec contrôle à distance vient se glisser dans la vie courante. Il ressort de ces réalités que, même si les professionnels intimes du métier s’y reconnaissent, la reprise de certaines statistiques dans des médias généraux de délimitations de domaines d’activités floues ou incomplètes induisent des informations erronées sur la vie économique. Dommage…

Source DVSM

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