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Black Friday, une opération qui s’attire des inimitiés dans et hors des rangs de la distribution…

Une phase dynamique du commerce quelques semaines avant les fêtes ne peut-elle être que la copie d’un mouvement venu d’Amérique…?

DVSM, 9 novembre  2020. Dans son ensemble, la distribution est-elle encore en possession d’un soupçon d’imagination…? Manque-t-elle à ce point d’idées qui lui seraient propres au point de se fondre dans une mouvance venue d’ailleurs…?  L’animosité entre circuits de distribution que les mesures supposées lutter contre l’épidémie ont fait naître se propage. De logiques issues d’une recherche quasi ésotérique entre ce qui est essentiel et ce qui l’est moins (alors que le véritable objectif aurait dû se concentrer sur ce qui est plus ou moins propice à la transmission du virus) surgissent des réactions catégorielles sérieuses.

Dans ce tourbillon, le commerce physique se sent défavorisé par rapport au commerce en ligne. Il n’a d’ailleurs pas tout à fait tort d’éprouver ce ressenti. Et il réagit en émettant divers souhaits, dont cette envie d’interdire le Black Friday. Une « opé » qui devrait effectivement être bannie, non dans sa forme, mais dans son appellation, conformément (au minimum) aux réglementations qui imposent des formulations en français (ou traduction visible) dans la communication. Ainsi que -et surtout- dans le respect d’une clientèle qui parle français et ne peut mieux se motiver qu’en recevant un message immédiatement et intuitivement intelligible. Sans oublier l’efficacité, qui domine commercialement tout le reste.

La faiblesse aujourd’hui reconnue des périodes de soldes, placées dans des moments où le commerce vit au ralenti, rend plutôt justifiées des actions menées lorsque les ventes tournent à bon régime. La fin du mois de novembre est un positionnement parfait dans le calendrier, parce que les motivations et envies d’achats sont à leur maximum, et que les initiatives peuvent accessoirement -et utilement- désengorger les points de ventes dans les heures qui précèdent les fêtes. Les limiter à une seule journée n’est pas, dans ce sens, aussi constructif que de bâtir un moment fort sur quelques jours.

En outre, comme le dit cette formule connue, « vendre, c’est créer ». Imaginer une ou des périodes dopant les ventes plutôt que de tenter de se glisser dans un moule venu d’ailleurs est également propre à développer des slogans, des arguments, des générateurs de trafic innovants, élaborés à partir de toutes les armes disponibles, le vocabulaire et l’art de faire jaillir les expressions en faisant partie. Pour 2020, il est trop tard. Pour plus tard, il n’est pas trop tôt…!

Source DSVM

 

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