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Bourse et avions, quel rapport surgit entre un spécialiste jeu et une low-cost aérienne…?

Surtout si cette compagnie (Nowegian) est scandinave et le distributeur de jeux vidéo (GameStop) américain…? Rien à voir avec les simulateurs de vol…

DVSM, 1er février 2021. Norwegian est l’un de ces opérateurs de transports aériens qui ont osé la formule à bas coûts. Avec une particularité, c’est l’un des rares à avoir tenté l’aventure sur le long courrier, armé d’une flotte de Boeing 787, le célèbre Dreamliner. Hélas, si les « low cost » ont un succès qui a bouleversé les règles du transport en avion sur des distances courtes et moyennes (Easyjet, Ryanair…), elles le doivent moins au coût des heures de vol qu’à tout ce qui les entoure, allant de l’administration à la gestion de la billetterie en passant par des flottes unifiées et des nombres de rotations quotidiennes optimisées. Une fois en l’air et à avion identique, l’heure de vol a un coût équivalent pour tous. Quand le nombre de ces heures de vol devient important -long courrier-, les réductions de coûts périphériques ont un impact bien plus limité sur le coût et donc le prix du billet passager. Avant l’apparition du coronavirus, l’équilibre économique chez ces aventuriers du long courrier à prix cassé était si précaire que plusieurs avaient déjà jeté l’éponge. Même Norwegian, plus téméraire, était comptablement sur le fil du rasoir. Mais avec l’effondrement du trafic, c’est le coup de grâce. Direction le tarmac. Oui, mais GameStop, dans tout ça…?

Comme l’ensemble des biens dits culturels, la diffusion des jeux vidéo en points de vente physiques rencontre les vents contraires venus de la tempête numérique. Nous avions eu à plusieurs reprises l’occasion de relater les péripéties du puissant distributeur d’outre-Atlantique, revendiquant jadis la position de n°1 mondial conquérant (le duo Micromania-Zing en est une filiale). Sans avoir nullement démérité ou dérivé dans ses stratégies, GameStop se retrouve depuis quelques saisons dans cette sorte de spirale négative qui entraîne vers  l’abîme des pans importants de la distribution physique, effet amplifié dans son cas par la migration vers le dématérialisé des loisirs interactifs. Et voilà que, subitement, des actionnaires boursicoteurs indépendants, mais dont les actions se sont mises à converger hors des circuits boursiers classiques (en rachetant à tours de bras des actions de la société) ont entraîné le cours de GameStop vers des sommets bien plus élevés que les cimes enneigées de l’Everest. Une valorisation explosive, cas d’école pour les spécialistes (et qui constitue une étape qui aura des suites dans cet univers), qui n’en restent pas moins pantois. Oui, mais Norwegian, dans tout ça…?

Il se trouve que dans les actifs de cette aérienne scandinave aux abois, quelques actions GameStop traînaient, sans qu’on n’y prête grande attention. Mais avec la montée en flèche du cours de ces actions, les revendre pourrait, selon certains observateurs, permettre à la compagnie de se renflouer…! C’est de qu’a, entre autres commentateurs, rapporté le site Flightradar24, qui ne suit pas que les évolutions des aéronefs dans le ciel…!

Source DVSM

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