Accueil / Actualité / Catherine Simon, présidente d’Innorobo : « Le salon démontre que la robotique est devenue un sujet de société majeur. »

Catherine Simon, présidente d’Innorobo : « Le salon démontre que la robotique est devenue un sujet de société majeur. »

Du 16 au 18 mais, Paris sera la capitale mondiale de la robotique.

Le salon Innorobo ouvre ses portes aux Docks de Paris à 150 exposants et 10 000 visiteurs professionnels venus d’une soixantaine de pays. Pour Catherine Simon présidente du salon, il s’agit de réunir la quintessence de l’industrie pour des échanges économiques, industriels et prospectifs.

IT Numeric. Comment s’annonce l’édition 2017 du salon ?

Catherine Simon. Innorobo est le trait d’union des acteurs de l’innovation robotique. J’en veux pour preuve la venue d’exposants d’une quinzaine de pays avec des présences fortes comme celle de la Corée représentée par le KIRIA, le département du ministère coréen de l’Industrie en charge de la problématique,accompagné de plusieurs entreprises emblématiques du secteur. A Innorobo nous prouvons que la robotique est devenue un sujet de société majeur. Nous le démontrons tant par la qualité de nos exposants et des visiteurs que par les échanges, les conférences et les rencontres avec les experts les plus réputés. Nos exposants sont parfaitement représentatifs de toutes les familles de la robotique : agriculture, service, collaboratif, matériel, etc. J’insiste sur un point : contrairement à tant d’autres manifestations, Innorobo a obtenu que les sociétés exposantes soient représentées par leurs dirigeants. Nous voulons que les visiteurs obtiennent une vision optimale de l’état de l’art. Nous voulons d’ailleurs les aider avec de véritables visites guidées établies selon leurs critères. Je veux remercier nos partenaires Paris Région qui organise des rendez-vous pour les visiteurs dans de grands laboratoires de recherche, la BNP Paribas Cardiff et l’Observatoire Social International créé par Engie avec l’ONU pour étudier l’impact des technologies sur la société.

Avec Innorobo, vous profitez d’une position d’observation unique. Quelles sont les tendances et les lignes de force qui se dessinent ?

CS: Déjà, je veux souligner l’impact de plus en plus évident de la robotique sur la société en général. La technologie participe fondamentalement à la transformation des sociétés, et la robotique qui concentre des sujets aussi cruciaux que l’Intelligence artificielle, le Cloud Computing, le Machine Learning, etc. fait progresser cette mutation de manière fantastique. Beaucoup d’éléments me conforte dans cette analyse. Par exemple, les DRH de grandes sociétés ont annoncé leur venue au salon. La robotique est un sujet courant chez les investisseurs. Aujourd’hui, les nouveaux centres de production exploitent les ressources de la robotique collaborative. Même le monde agricole tend vers une mode de production dit de précision qui permet de gérer au mieux les ressources naturelles et de gagner en productivité en diminuant la pénibilité du travail. Nous accueillons au salon des entreprises qui ont conçu des exosquelettes. Ces matériels servent par exemple à soutenir l’effort d’ouvriers et de techniciens qui effectuent des métiers ultra physiques comme l’entretien des routes. Le robot est au service de l’Homme. Il représente une avancée, une somme de progrès extraordinaire pour le bien de tous et de la planète.

inni

 

Par bien des aspects, la robotique est encore un marché neuf. Pensez-vous qu’Innorobo 2017 permettra de constater sa maturation et sa structuration ?

CS: Absolument, le marché tend vers la maturité. La meilleure des preuves réside dans l’arrivée des intégrateurs et des distributeurs spécialisés. Nous les voyons évangéliser de nombreux secteurs économiques, le Médical, l’Agriculture, l’Hôtellerie. A Innorobo, nous avons d’ailleurs consacré une journée entière, celle du 17 à la distribution et aux intégrateurs. Sont présents aussi bien des intégrateurs verticaux spécialistes de marchés ou de technologies spécifiques comme la réalité augmentée ou la commande vocale que de grands généralistes comme Econocom ou des sociétés de services de premier ordre telles que Capgemini, Salesforce ou Sopra. Il faut également saluer l’arrivée de nouveaux entrants comme Altametris, une filiale de la SNCF spécialiste des drones ou de PME qui ont su développer des technologies particulièrement pointues qui feront d’elles des leaders nationaux ou internationaux.

Dans cette économie émergente, pensez-vous que la France dispose d’atouts importants ?

CS: Absolument ! La France dispose d’arguments remarquables. Déjà, nous avons une recherche remarquable qui justifie d’une avance réelle sur des sujets stratégiques comme le véhicule autonome, l’intelligence artificielle, la robotique extérieure ou les interfaces hommes-machines. Il faut une dynamique industrielle et économique pour maintenir cette avance.

 

catherine-400

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

A voir

Autonomy_350

Les transports modernes reviennent bientôt

Le succès de la première édition incite les organisateurs à remettre le couvert.