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Centre-ville, des lacunes rarement évoquées dans ce qui génère des centres vides…

Le commerce de centre-ville n’aurait-il aucune responsabilité dans l’évasion de ses clientèles vers les zones périphériques… ?

DVSM, 27 janvier 2020. On a les clientèles que l’on mérite, on perd celles que l’on ne sait pas retenir. Que n’a-t-on déversé sur le dos des grandes surfaces et des lieux où un commerce dit moderne s’est installé, démarche très souvent décrite comme une agression concurrentielle peu reluisante. Comme cela a souvent été souligné, la maladresse des responsables de municipalités a constitué l’un des facteurs aggravants d’un phénomène que les développements péri-urbains auraient malgré tout alimenté. Inutile d’y revenir (provisoirement). En revanche, observons qu’il ne faut pas beaucoup de facteurs négatifs pour « défidéliser » des consommateurs attachés à un centre-ville attractif. Une boulangerie pâtisserie aux produits médiocres (ou plus de pain pour les acheteurs de début de soirée…!), un « fruits et légumes » qui néglige sa qualité d’accueil, un traiteur qui laisse la file d’attente de ses clients se prolonger hors du magasin par temps pluvieux ou dans quelques fraîches bourrasques, une pharmacie qui ferme trop tôt le soir, et il n’en faut pas davantage pour que le chaland en arrive tôt ou tard à aller voir ailleurs.

La liste de ces petits défauts aux conséquences cruelles est interminable. Si la concurrence s’exerce dans les deux sens, ville contre périphérie et inversement, il est reconnu qu’en centre-ville, un seul maillon plus ou moins au bon niveau suffit à désorganiser la chaîne. Ce qui est un peu moins destructeur en galerie marchande. N’évoquons même pas ces acteurs qui rechignent à apporter leur concours à des opérations commerciales collectives, ingrédients devenus des composantes essentielles de la vie des enseignes, qui ne peuvent même plus se limiter à rester seulement occasionnelles. Il n’est par ailleurs pas inopportun de solliciter la participation d’agences de banques, de caisses d’épargne et de points d’accueil de compagnies d’assurances, quitte à les harceler quotidiennement sur le sujet. Habituellement un peu neutres, voire mortifères pour une ambiance de rue, ne sont-elles pas venues s’installer dans ces zones urbaines pour profiter du trafic de consommateurs… ?

Source DVSM

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