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Centre-ville, qui peut redynamiser le commerce des avenues…?

La réponse est simple, c’est le commerce lui-même qui peut réagir, à condition de ne pas trop attendre.

 DVSM, octobre 2018 – « Le commerce est une compétition de tous les jours ». On ne peut que se résoudre à ce constat. La concurrence est un élément constitutif indissociable de toute activité commerciale, et y renoncer est un leurre destructeur. Le commerce de centre-ville subit depuis un demi-siècle la concurrence des périphéries. Rappelons que cette évolution, globalement résumée dans ce que l’on appelle la périurbanisation, a eu pour principale cause une très forte croissance démographique. Il y a bien longtemps qu’en la matière, « la messe est dite », ce qui n’empêche pas les volontés de faire renaître l’activité des rues, avenues et zones centrales de se manifester. Sans une certaine coordination, les stratégies restent cependant fragiles. Il existe pourtant des régions où pour cet objectif louable, les commerçants ne sont pas seuls.

L’Ain et les autres en action. Initiée en 2012 sous l’impulsion de la CCI de l’Ain, un mouvement se prolonge désormais dans les départements de Savoie et Haute Savoie, sous l’impulsion de leurs CCI respectives. Coordonnées sur le calendrier, les opérations se concrétisent par des kits de communication proposés aux acteurs de la distribution, permettant de décorer et de ce fait d’informer les consommateurs. Certes, les arguments mis en avant sont un peu redondants, mais ils ont le mérite d’exister. Il serait sans doute utile des les enrichir d’opérations ponctuelles relativement (il serait même justifié d’écrire « fortement ») musclées, en ayant à l’esprit des réalités qui échappent encore à certains observateurs. Comme, par exemple, le fait que des proportions dominantes de ménages résident en périphérie.

Nombreux, voire majoritaires, sont ceux pour qui le centre-ville n’est plus un lieu de proximité. Un certain nombre de municipalités commencent d’ailleurs à comprendre (il est grand temps) que l’accessibilité du centre-ville doit être non seulement commode, donc non payante, disposant de surcroît de places en nombre largement suffisant (les zones bleues saturées ne sont que d’un piètre secours*), mais qui plus est, attractif. Quand au commerce, il a tout intérêt à devenir ce que l’on qualifie professionnellement de commerce de « destination », et à savoir se faire événementiel le plus souvent possible. Les CCI sauront-elles catalyser de telles stratégies…? Si d’aventure, ce n’était pas le cas, il reste aux exploitants la possibilité d’entrer en relation les uns avec les autres, et de générer eux-mêmes ce que personne ne générera à leur place. Aide-toi…

* Les zones bleues saturées ont pour effet le renforcement de la répression. Des PV pour dépassement de quelques minutes pour avoir un peu trop attendu à une caisse, ou guetté une addition de restaurant ne venant pas, détruisent tous les efforts consentis en amont. Pris une fois, deux fois à ce piège, et les clients sont définitivement perdus.

Source DVSM

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