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CES 2019, foule à l’entrée, usage à dessein de l’effet de masse !

Image vraie, et quand même un peu trompeuse, révélatrice d’une certaine angoisse, voire d’une angoisse certaine…

DVSM, janvier 2019. Certains organisateurs de salons ignorent-ils cette maxime…? « Le mensonge naît des vérités dont on abuse ». Bloquez tous ceux, forcément nombreux, qui se présentent à l’entrée du premier jour d’un salon, à l’heure de l’ouverture. Et là, clic-clac, on immortalise une foule qui est incontestablement très abondante. L’image parle… impressionne. Le mensonge est-il présent dans cette manœuvre…? Non. Mais quand même un peu oui. Aussi « mondial » et « premier » qu’il soit (ou revendique de l’être), le CES de Las Vegas, grand salon dont il n’est pas question ici de contester le calibre, n’en affiche pas moins, depuis des années, une fréquentation officiellement confirmée qui reste d’au moins 8 fois inférieure à celle du Mondial de l’Automobile de Paris, nettement moindre que celle de la Gamescom de Cologne (jeu vidéo), ou pour autre forme de comparaison, n’enregistrant pas plus d’entrées que deux concerts de Johnny Hallyday au Stade de France. 

Un effet de masse classique, utilisé par d’autres organisateurs, et qui, en réalité, ne devrait tromper personne. Une fois lâchés dans des dizaines de milliers de mètres carrés des expositions concernées, ces foules se vaporisent. Mais la fréquentation est un critère essentiel pour ces organisateurs, ou du moins le pensent-ils. C’est indispensable pour convaincre les exposants d’investir dans l’événement. À l’IFA (Berlin), où le visitorat a maigri des deux tiers en une vingtaine d’années, les scores intègrent de nombreuses familles de visiteurs. C’est aussi le cas à Las Vegas. À coup sûr, les berlinois venus admirer les dernières nouveautés au rayon du lave-linge ne sont cependant pas motivés par une envie de découvrir similaire à celle de ceux qui cherchent l’innovation du téléviseur, les GPS pour l’automobile, les drones ou encore les visiteurs venus profiter, quand ils sont encore là, des derniers rayons de soleil estivaux, pour manger quelques saucisses, se régaler d’une blonde savoureuse et consommer la musique en direct du théâtre en plein air. Salon et kermesse font bon ménage. Mais il n’empêche que pour chaque exposant, le public utile n’est donc pas la totalité des entrées, mais des fractions de celles-ci, difficilement évaluables, qui plus est.

À la différence des 60 à 70.000 visiteurs du Salon de la Photo de Paris, tous intéressés par et exclusivement par la photo, ou même les près de 7.000 visiteurs du Paris Audio Video Show (ex-Festival Son et Image…) n’ayant en tête en se déplaçant vers le 15ème arrondissement que ce domaine dans ses facettes les plus performantes et les plus évoluées. Tous tassés à l’entrée, les visiteurs ne se ressemblent que par l’attente qu’ils partagent. Après l’ouverture des portes, chacun ira vers l’univers qui le concerne. Mais au fait, de quelle angoisse est-il question dans notre titre…? De celle d’organisateurs craignant de voir l’événement qu’ils pilotent s’affaiblir. Ce qui, récemment, est devenue une angoisse justifiée et partagée.

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