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CES 2021, les organisateurs ne ménagent pas leurs efforts, mais virtuel ce n’est pas réel…

A Las Vegas, le cœur n’y est plus. Dans seulement trois jours, s’ouvre le CES 2021, qui laisse bien froide l’ambiance de la capitale du jeu. Dans tous les sens, même celui du thermomètre…!

 DVSM, 8 janvier 2021. On se gèle à proximité des machines à sous…! Preuve qu’un froid n’arrive jamais seul. Certes, l’information ne va pas réchauffer le cœur de ceux qui, de Bray-Dunes à Cerbère, doivent laisser l’écriteau « Fermé » sur la porte de leur restaurant. Mais dans l’habituelle bouillante cité du Nevada, même inactivité, même désolation. La température ne dépasse pas 6 degrés, et aucun des près de 180.000 visiteurs enregistrés lors des dernières sessions du salon ne viendra réchauffer l’ambiance de cette Fremont Street (photo en quasi direct*), la rue qui habituellement ne dort jamais, devenue quasi déserte. Et pourtant, le CES de cette année, version virtuelle, se prépare, dans une agitation fébrile hors du temps.

Hélas, côté effervescence pré-salon, rien de commun avec le passé. Seuls, quelques industriels asiatiques déploient des pré-annonces qui se propagent, avec une compétition qui se remarque sur le front des écrans. Signe d’une âpre bataille entre Coréens, Taïwanais et Chinois. Une fois encore en vedettes, voici les versions pliantes et enroulables, comme le beaux tapis dont certains, dit-on, volaient, et cette année avec même des velléités de leur faire diffuser du son. Les techniques entre OLED et évolutions des LCD se bousculent. A la clé, des marchés qui restent substantiels, des plus petits équipements mobiles (montres, smartphones) aux plus grands (téléviseurs et écrans « du salon »), en passant par la galaxie des gabarits moyens (notebooks, tablettes…). Et surtout, sans oublier les versions plus spéciales mais non négligeables car destinées à des niches dégageant plus de profitabilité (dont le jeu pour « gamers »…). Dans ce domaine qui pourrait être dopé par les applications de réalité virtuelles, il est même question de panneaux ayant en fait la consistance d’une simple toile, permettent de réaliser un écran en boucle fermée entourant l’utilisateur. Attendez-vous à ce que l’on utilise beaucoup le terme d’immersion…!

Dans cette mi-agitation mi-torpeur hivernale, on en oublierait presque que, comme beaucoup d’autres événements, le CES était entré dans une tentative de repositionnement (sous l’égide et les efforts d’une Consumer Electronics Association s’étant rebaptisée Consumer Technology Association). Plus vaste, alors que l’EGP, même numérique, tend à s’émousser, et que le concept des grands salons aussi. Un petit appel à la mémoire qui jette un froid…

* Image issue du très attractif EarthCam Network, qui donne accès à une incroyable profusion de vues en direct et temps réel, via des caméras connectées, une « appli » qui mériterait d’être montrée en rayon. On y voit aussi bien les immeubles de Tokyo, la Tour Eiffel, le célèbre Temple Bar de Dublin -avec vue et sons en réel quand celui-ci est ouvert et que des musiciens jouent pour une foule compacte-, Times Square à New York, les ports de Floride, Budapest ou l’incontournable Abbey Road de L

Source DVSM

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