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CES 2022 : réduit d’un jour, virus trop omniprésent et exposants trop omni… absents.

Ils ont tenu…! Les organisateurs ont joué selon les uns l’inconscience (peut-être), et pour d’autres un courage désuet (assurément).

 DVSM, 4 janvier 2022. L’héroïsme ou sauve-qui peut ? Plus les contagions évoluent, plus les attitudes divergent. En 2021, le CES n’avait rien osé de plus qu’une version numérisée, sans présence physique, et donc sans propagation potentielle du virus. Pour 2022, Gary Shapiro, le pilote de l’événement et animateur sans relâche de la CTA (Consumer Technology Association), association professionnelle organisatrice de l’événement, avait déjà, comme tous les organisateurs de salons, un défi majeur à relever. Depuis plusieurs saisons, et donc bien avant l’apparition du coronavirus, de nombreux groupes industriels renonçaient déjà à participer à des rendez-vous très onéreux mais aux retombées de moins en moins pertinentes pour des raisons multiples. En électronique, la raréfaction des équipements liée à la dématérialisation des contenus et à la concentration des fonctions est venue s’ajouter aux saturations de nombreux marchés.

Le fort repli les magnétoscopes, des caméscopes, des appareils photo numériques, des lecteurs de CD DVD et autres supports optiques, sans parler des équipements audio, n’a fait que limiter le périmètre des offres réellement porteuses. Quant au téléviseur, ex-clé de voûte des ventes en électronique grand public, dont les taux de possession sont au maximum et l’utilisation en balance avec d’autres écrans, il a surtout été caractérisé, au fil des ans, par la sortie de gros faiseurs industriels. Autant de bonnes raisons (qui ne sont pas les seules) qui avaient conduit les firmes à ne plus participer que très modérément aux grandes manifestations, effet amplifié par la pandémie. A Las Vegas comme à Berlin, la parade à ce phénomène est une migration vers d’autres créneaux, tels que l’électroménager et d’autres univers plus divers. La conséquence aboutit, pour ces deux moments « show », à des visions quasi éclectiques de domaines en mesure de ne capter l’attention que de publics ciblés sans cohérence les uns avec les autres.

Les médias qui commentent ce CES 2022 évoquent ainsi des sujets sans grand rapport les uns avec les autres, sous la bannière vaste comme l’univers de la « technologie », le point commun de ces chroniques se retrouvant sur des listes d’exposants ayant renoncé à leur présence, ou l’ayant réduite à la portion congrue. Lancinant…

Source DVSM

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