Accueil / Actualité / Clientèles et excès, l’achat leurre était devenu insupportable….

Clientèles et excès, l’achat leurre était devenu insupportable….

La période des idées un peu folles est-elle révolue…?

Charme qui s’étiole, budgets plus contraints, au bout du compte, les consommateurs n’achètent pas, ou plus, n’importe quoi, même si c’est cher et drôle…

DVSM, novembre 2018 – Il y aura un an dans quelques jours, le magasin Colette de Paris annonçait sa fermeture définitive. « Fin d’un concept store de luxe » avaient alors commenté les médias, à propos de cet endroit très « parisien », dans toute la signification de l’adjectif. On y trouvait de l’introuvable, de l’unique, pour des sommes assez stratosphériques, et des clients qui trouvaient que s’offrir ce genre de produits à de tels prix faisait à la fois plaisir et sans doute bobo.

Cependant, l’histoire de cet endroit s’est quand même étalée sur environ deux décennies, avant que ce soit l’affaire elle-même qui s’étale. D’où cette hypothèse d’une page se tournant sur une époque, et non la fin d’une expérience tellement hors normes qu’elle ne pouvait être qu’éphémère. Le bouillon de culture dans lequel cette mayonnaise avait pris était celui du passage à l’an 2000 et de son effervescence, associée à une foule de nouvelles techniques soudain disponibles. Un feu d’artifice qui ne pouvait durer éternellement, et un épilogue qu’il n’est pas incohérent de rapprocher de certains autres essoufflements, certes issus de quelques saturations, mais aussi d’un étonnement qui ne peut durer toujours.

Les objets connectés, étudiés et lancés dans le flux encore ascendant de cette époque, et qui, aujourd’hui, sont loin de faire des miracles dans les linéaires, sont peut-être victimes, eux aussi, de ce qui n’est, finalement, qu’un changement d’époque. Paris en avait vu d’autres…

Source DVSM

A voir

L’Europe sans frontières a désormais le vent des datas en poupe

Les mesquineries juteuses de la téléphonie voyageuse ont pris fin. Et les effets positifs sont sans appel...