Accueil / Actualité / Conforama, des difficultés qui devaient éclater au grand jour…

Conforama, des difficultés qui devaient éclater au grand jour…

Le Pays où la vie est moins chère est en train de prendre la mesure d’une autre formule, qui rappelle que la distribution est un pays où la vie peut aussi être bien compliquée.

 DVSM, février 2019 – Ce n’est un sujet d’étonnement que pour le grand public. Depuis plusieurs mois, les difficultés majeures dans lesquelles s’est retrouvé le groupe Sud-Africain Steinhoff, suite à des opérations « bizarres » de ses dirigeants, jettent un doute sur l’avenir de l’enseigne française. Des rumeurs en tous genres se sont propagées au fil du temps, à propos de reprises, de cessions, le tout dans une assez onctueuse confusion. Ce qui ne contribue naturellement pas à rassurer les équipes, même si, globalement, la disparition d’une telle enseigne n’est en aucun cas à redouter.

Toutefois, son engagement sur un marché du meuble, qui n’est pas au mieux de sa forme, laisse entrevoir, de la part d’un éventuel acquéreur, la nécessité de restructurations, terme élégant derrière lequel se dissimulent des toujours possibles fermetures de magasins, des suppressions de postes… Autant de points qui restent pour le moment dans le domaine de l’inconnu. Si la ca cession est (ou semble) bel et bien à l’ordre du jour, celle-ci reste dans des conditions qui rendent pour l’heure peu probable un accord sur ce plan.

On frémit à l’idée qu’il y a peu, lorsqu’il s’agissait de reprendre le groupe Darty, la société sud-africaine tenait la corde, ayant la préférence de plusieurs cadres et responsables chez Darty, face à l’offre concurrente de la FNAC. Ce n’est que grâce à un coup de pouce, arrivé in-extremis, de Vincent Bolloré (jouant le rôle de Monsieur Plus sur le plan financier) que « l’agitateur » a finalement pu mettre la main sur la GSS de Bondy, créant le groupe FNAC-DARTY, qui semble tourner comme une horloge. On imagine cependant ce qui aurait pu se produire si l’enseigne créée par les frères Darty était finalement tombée dans l’escarcelle de Steinhoff. Il n’est cependant d’aucune utilité de s’émouvoir à propos d’une catastrophe qui n’a pas eu lieu. La suite du feuilleton reste à présent observée par de nombreux regards attentifs.

Source DVSM

A voir

BATACLAN, la mémoire. Tout pour la musique, jusqu’à en mourir. Mais après…?

Commémorer, c'est bien, et à coup sûr absolument nécessaire.