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Conjucture, sensations, ressentis, et l’entreprise, dans tout ça…

Que pensent nos concitoyens de notre époque, quelles sont leurs attentes, désormais…? « Désormais » car les sujets de préoccupation tendent à évoluer, alors qu’un détail insolite et pénalisant subsiste.

DVSM, septembre 2018 – Les Français savent-ils encore où ils en sont…? Importante question, après un été chaud, en température comme en événements. Gare Montparnasse disjonctée, affaire Benalla, croissance en repli, psychodrame sur le prélèvement à la source, prix en hausse, pouvoir d’achat qui s’érode, tout semble être conduit en marge des grandes priorités. Rejoignant ce que certains considèrent comme le dada, voire l’obsession de DVSM, nos concitoyens se rangent finalement dans le courant d’insupportabilité qui enfle à l’égard des prélèvements obligatoires. Cela d’autant plus qu’une joyeuse cacophonie accompagne la vie au jour le jour, avec des responsables capables d’annoncer tout et le contraire de tout. Et le quotidien économique Les Echos a publié il y a quelques jours les enseignements d’un sondage Opinionway révélateur (voir graphique ci-dessus).

L’attente prioritaire concerne les impôts des ménages, surclassant même de peu le chômage, indécrottable tare de ce pays. Mais étrangement, ils ne sont que 9% à penser qu’il faut aussi baisser les taxes que supportent les entreprises. C’est clair, nombreux sont nos semblables qui voient l’économie d’une manière assez floue, et ne font pas la relation entre leur pouvoir d’achat et les prélèvements que supportent les entreprises. Une sorte de confortable ignorance enrichie de ces slogans monstrueux assimilant les chefs d’entreprises à des individus qui se goinfrent, ces fameux et éternels « salauds de patrons ».

Cette ignorance très nocive dans un monde libre se confirme à de multiples occasions. Comme cette brave consommatrice qui, interrogée sur une chaîne TV, s’étonnait de la hausse du prix des légumes, puisqu’il « n’y a pas de pétrole dans les carottes ou les poireaux ». N’a-t-elle tout simplement pas pris conscience de ce que ces légumes sont cultivés par des entreprises qui utilisent de l’énergie, pour les équipements agricoles motorisés, pour chauffer éventuellement des serres, conditionner les produits, lesquels sont acheminés par la route vers des magasins qu’il faut chauffer (ou climatiser l’été), éclairer, etc. L’inculture bien trop répandue en ce qui concerne le monde économique et celui de l’entreprise a deux inconvénients. Elle fait perdre de vue les réalités et les impératifs qui en découlent, et elle laisse le champ libre à des édiles dans leur propension à parfois dire n’importe quoi sans que cela ne choque personne ou presque.

Source DVM

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