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Contraintes fiscales: de fort simples réalités françaises qui ont du mal à faire surface…

L’Hexagone est-il condamné à subir une fiscalité toujours plus lourde que celles de ses voisins…? Affirmatif… D’où des exigences non réalisées.

 DVSM, 29 août 2020. Voici de retour un thème qui nous est cher… Cher comme l’ensemble du dispositif des prélèvements obligatoires dont souffre comme d’un mal éternel notre territoire. Ce dont la consommation pâtit, la plaie étant plus douloureuse que jamais en ces temps de limitation des activités pour cause de combat -sans résultat réellement satisfaisant- contre l’épidémie. Ainsi, en réponse aux sempiternelles comparaisons avec l’Allemagne, nous avons souvent et depuis très longtemps souligné la différence de taille du territoire (551.000 km2 pour la France, 357.000 outre-Rhin) et celle de la démographique (66 millions de Français, 83 millions de sujets sur les terres d’Angela Merkel). En gros, 20 à 25% de population en plus et 20 à 25% de territoire en moins, voilà qui ne peut que conduire à des contingences économiques différentes. Une autre comparaison tout aussi simple optimise cette mise en parallèle de conditions d’existences. Elle se situe dans les densités de populations.

Quelques repères (habitants au Km2):  – France : 104. – Suisse : 200. – Italie : 206. – Allemagne : 225. – Royaume Uni : 267. – Belgique : 379. – Pays Bas : 412.

Certes, ces seuls chiffres n’expliquent pas tout. Ils suffisent cependant à comprendre que la plupart de nos voisins auront moins à dépenser que les citoyens français pour leurs chemins de fer, leurs routes et autoroutes, leurs couvertures 4G ou 5G, et de nombreuses autres charges structurelles indispensables dans des sociétés modernes. Ce qui ne peut que se répercuter sur ce qui est demandé aux entreprises, au commerce, aux consommateurs… Comme il est difficile de multiplier à courte échéance les naissances dans le but de multiplier ce qui pourrait être qualifié de « nombre de contribuants au Km2« , il ne reste qu’une seule voie. Elle consiste à combiner l’intervention des meilleurs spécialistes possible à Bercy, et l’abandon de nos propensions historiques à dépenser tout se dont dispose la nation et bien davantage, tradition oblige. Lorsque, sous Louis XIV, notre pays était la première puissance économique mondiale, son endettement était déjà supérieur à tous ses actifs. On ne se réinvente pas facilement…

Source DVSM

 

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