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CSA et streaming, vers une approche structurée des nouveaux pôles d’accès aux contenus.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel s’engage dans le virage technologique qui résulte de ce que permet le numérique, téléchargement, visionnage en flux continu (streaming)…

 DVSM, 23 février 2021. Signe des temps, la télévision n’est plus seule le soir au salon. Dans la journée non plus, sur le téléviseur pas davantage. Chacun a bien compris que les schémas d’hier sont devenus obsolètes. Les pertes de points de la télévision linéaire sont de plus en plus significatives, un peu en France, et de plus en plus en Occident, même avec ses extensions sous forme OTT ou de rattrapage, face à des offres nouvelles, telles que les plateformes dont Netflix est un représentant vedette (mais pas unique, loin de là). Le CSA en prend acte en indiquant: « Le paysage audiovisuel et numérique français traverse une période de profondes mutations liée à la transition numérique et aux nouveaux usages, ainsi qu’à l’arrivée de nouveaux acteurs systémiques de l’internet. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est au cœur de ces transformations. Il adapte en conséquence son organisation et ses outils de communication à l’égard du public. » Il s’en explique dans son communiqué, que voici dans ses principaux passages.

Une nouvelle direction en charge de la régulation des plateformes en ligne. Le Conseil est désormais amené à intervenir sur des problématiques nouvelles liées à l’activité des plateformes en ligne (réseaux sociaux, moteurs de recherche, plateformes de partage de vidéos…) en matière notamment de lutte contre les infox (avec la loi de 2018 sur la manipulation de l’information) ou contre la haine en ligne avec la mise en place d’un observatoire en 2020. Ces compétences pourraient être confortées par le projet de loi confortant le respect des principes de la République, en cours de discussion au Parlement et, à terme, par la mise en œuvre du « Digital Services Act » présenté récemment par la Commission européenne.

Afin de répondre à cet enjeu majeur, le CSA adapte son organisation en créant une « direction des plateformes en ligne« , chargée de la régulation « systémique » de ces acteurs. Lucile Petit, qui pilotait jusqu’alors  « l’équipe projet » mise en place fin 2019, est nommée à la tête de cette direction. Par ailleurs, par souci de clarté et de modernisation, la « direction des médias télévisuels » est renommée « direction de la télévision et de la vidéo à la demande » et la « direction des médias radio » devient la « direction de la radio et de l’audio numérique« .

Des nouveaux dispositifs à destination des publics. Le CSA fait aussi évoluer ses modalités d’action et s’attache à être toujours plus transparent, agile et attentif aux préoccupations des Français. Dans cette perspective, il a pris de nouvelles initiatives pour mieux dialoguer avec les publics et mieux faire connaître l’étendue de ses missions et son action de régulation audiovisuelle et numérique. Les rubriques de la page d’accueil du site internet du CSA ont été réorganisées afin de faciliter la navigation et l’accès aux outils et services destinés au grand public. Le formulaire « Alertez-nous sur un programme » est désormais accessible sur la page d’accueil du site www.csa.fr. Il a été entièrement repensé pour répondre aux besoins des internautes et pour améliorer le traitement de leurs alertes. Ses équipes ont par ailleurs élaboré « CSActu« , une lettre d’information mensuelle à laquelle chacun peut s’abonner pour être informé de l’actualité du CSA et du secteur. Des modules numériques et tutoriels expliquant les missions et le fonctionnement du CSA sont également déployés sur le site et les réseaux sociaux du Conseil.

Source DVSM

 

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