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Défaillances d’entreprises : question incorrecte : à qui profitent les aides…?

Alors que les conditions de vie des entreprises sont très compliquées, les procédures collectives sont moins nombreuses. Derrière ce paradoxe qui réjouit certains, n’y aurait-il pas une aubaine pour des acteurs sachant flairer les bonnes pistes…?

DVSM, 14 avril 2021. Est-ce réellement le bon moment pour applaudir…? La France a enregistré un recul de 19% du nombre de procédures collectives lors du 1er trimestre 2021, comparé à la même période en 2020. Toutefois, une étude du CNAJMJ (Conseil National des Administrateurs et des Mandataires Judiciaires) que ce dernier a diffusé et commenté, souligne que le droit français des procédures collectives est plus protecteur des entreprises et des emplois que chez nos voisins européens.

« Alors qu’en 2020, à la même période, la France comptait 9 907 procédures collectives, elle en recense aujourd’hui 8 045 soit une baisse de 19%, » indique-t’il, poursuivant en substance : « La baisse la plus importante concerne les redressements judiciaires dont le nombre d’ouvertures a été plus que divisé par deux (2 636 procédures au 1er trimestre 2020 contre 1 360 à la même période cette année). Sans surprise ce sont les secteurs les plus directement touchés par la crise sanitaire qui se démarquent par des volumes d’ouvertures de procédures collectives élevés, tels que la construction (21%), le commerce (18%) et l’hôtellerie/restauration (10%).

Les zones géographiques les plus touchées sont l’Ile-de-France qui représente 22% des ouvertures de procédures puis les régions Auvergne Rhône-Alpes (+11%) et PACA (11%).90% des procédures collectives continuent de concerner des entreprises de moins de 10 salariés. Moins de 1% des procédures collectives concerne des entreprises de plus de 51 salariés. »

De fait, cette baisse du nombre de ce que l’on baptise familièrement « dépôts de bilans » alors que la situation est mauvaise (en dépit de certaines affirmation onctueusement optimistes) pourrait tout simplement laisser supposer que des entreprises en mauvaise posture on trouvé une parade provisoire notamment dans les PGE et quelques autres aides de circonstance pour échapper à un possible naufrage. Il reste à savoir ce qui adviendra dans quelques années, quand l’heure sera venue de rembourser ces dons (ou prêts) du ciel. Certains pensent qu’en matière de générosité, la France cultiverait plutôt à grande échelle l’art de maintenir ceux qui, petits, moyens ou grands, privés ou d’Etat, naviguent dans le rouge en faisant payer les dégâts par les entreprises qui tournent profitablement. Ont-ils réellement tort…?

Source DVSM

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