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Distribution, après le jouet, l’habillement. La scoumoune…?

Des enseignes connues d’un groupe qui l’est tout autant font fermer des établissements. Encore un coup d’Amazon, ou de Primark…? Ou quoi d’autre…?

 DVSM, juillet 2018 – La distribution vit une époque compliquée. Outre-Atlantique comme en Europe, les fermetures depuis près de deux ans n’ont cessé de se succéder. Centre commerciaux, grandes enseignes, spécialistes… D’abord chez nos cousins d’Amérique, sans que trop de questions ne soient posées dans nos contrées, c’est si loin l’Amérique…?* Et, comme nous l’avons si souvent souligné, l’analyse facile colportée de média en gazette (« c’est la faute d’Amazon » et du e-commerce), les stratégies, trop panurgistes, ont à l’évidence manqué de pertinence. Car en occident, ce qui se dessine surtout tient dans une inadéquation entre la densité commerciale et les nouvelles structures démographiques. Pour décrire d’une manière encore plus simple le phénomène observé, il est probable que la frénésie d’ouvertures de points de vente (qui semait l’inquiétude chez bien des observateurs) s’est prolongée au-delà du raisonnable, alors que des indicateurs montraient depuis plusieurs années une tendance à une stabilisation de la démographie, accompagnée d’un vieillissement des consommateurs. Rien de plus normal et de plus prévisible. Le baby-boom d’après-guerre, devenu papy-boom, est entré dans l’ère des septuagénaires.

A cette évolution très naturelle, s’ajoute sur notre sol une prudence dans la consommation, du fait des contraintes pesant sur l’économie des ménages. Si certains ne cessent d’affirmer que le pouvoir d’achat s’améliore, cette méthode Coué ne convainc pas. CSG, grimpette des carburants à la pompe, petits prélèvements par-ci par-là, l’envie d’en garder sous le pied pour ceux qui le peuvent, obligation de mettre la pédale douce pour les autres, voilà qui ne contribue pas à doper les actes d’achats. Comble dans la catégorie des vents contraires, le e-commerce prend aussi, personne ne peut le contester, des parts dans le gâteau comme certaines enseignes nouvelles. Telles que Primark qui, depuis 2014, a doucement tissé sa toile dans l’Hexagone, non seulement profite de sa compétitivité, mais contribue à l’érosion des images de marques qui ont pour habitude de se faner assez vite, là où la mode est très influente (habillement, chaussant…).

* Pardon de souligner que DVSM n’avait pas pris à la légère cette vague destructrice.

Source DVSM

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