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Du C.A qui a échappé aux enseignes, le bonheur des uns et le reste…..

Le monde numérique, ses formidables élans de croissance, les milliardaires qui s’enrichissent chaque jour… C’est le côté faste de cet eldorado. Mais le commerce passe désormais à côté de bien des recettes…

DVSM, février 2019 – Au moment où se font les comptes d’une année écoulée, comment ne pas se pencher sur ce constat…? Qu’un produit numérique soit vendu d’occasion par un utilisateur à un autre, voilà qui ne fait entrer aucune recette dans les caisses des points de vente. Et pourtant, un iPhone qui passe par ce chemin va donner à Apple l’occasion de facturer peut-être un peu de mémoire sur son « cloud », de prendre une commission sur les applis qui seront achetées sur l’AppStore, ou encore musiques ou vidéos consommées à partir d’iTunes ou d’Apple Music. Cas extrême (et extrêmement bien réussi) de Cupertino (qui, en cela, ne mérite aucune critique négative), mais qui se vérifie aussi d’une manière plus diffuse avec de nombreux autres équipements, à commencer par tout l’univers d’Android, qui profite moins aux innombrables fabricants de smartphones, mais tout autant à un groupe auquel certains voudraient faire payer davantage d’impôts.

En réalité, le phénomène n’a rien de nouveau. Il était le même avec le magnétoscope qui, une fois en parc, faisait vivre l’édition vidéo. Ou encore un bon vieux Teppaz, point de départ d’une collection de 45 et 33 tours. Avec une grande nuance, tenant dans le fait que les cassettes enregistrées (les vierges aussi) ou les disques étaient vendus dans les (ou des…) enseignes. Avec les cheminements à présent dématérialisés du numérique, plus besoin de s’encombrer de toute un univers incluant du marketing, un relationnel permanent avec les centrales, de la logistique, éventuellement du rack-jobbing pour faire tourner les linéaires… Pfffttt…! Fini tout cela. Finies les cassettes, les disquettes, oubliés les CD, les DVD, et le C.A. « sorties de caisses ».

Certains professionnels ont peut-être encore en mémoire les prophéties d’il y a un quart de siècle qui annonçaient de fortes activités sur les ventes de softs et de services… Au point que ce pli pris dans les marchés du numérique pourrait donner l’envie à certains de ne plus trop insister sur ces créneaux où il faut se battre pour vendre à prix laminés des équipements qui ne feront revenir les clients qu’en cas de pépin. Tout en s’étant fait passer pour des presque voyous sur une grande chaîne de TV pour avoir tenté de vendre de GLD, histoire d’arrondir les revenus. Les techniques évoluent, les modèles économiques aussi.YD

Source DVSM

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