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Eco-conjoncture, la France, tôt ou tard, finira par sombrer à cause de sa fiscalité

La taxation des smartphones d’occasion peut passer pour un détail de notre histoire. Elle est pourtant un symbole de la ruche surproductive de Bercy, véritable addiction, dont il ne sort que des handicaps.

DVSM, 14 juin 2021. Seul ce qui n’existe pas n’est pas encore taxé. Et encore… Pour compléter tout ce qui s’applique au bâtiment, à l’immobilier, aux logements, ne sommes nous pas dans ce pays qui, ayant comblé tous les orifices les plus intimes de l’imposition de ce tout qui est construit, a inventé sans rire la « taxation sur le non-bâti« …? La fondation IFRAP a patiemment dressé une liste de nos 483 impôts et taxes qui vaut le détour, mais déconseillée aux personnes sujettes au vertige. Pour les smartphones, c’est une vieille histoire, une rengaine, qui remonte dans les tuyaux de ce mal national. On l’avait connu à travers les droits pour les… ayant-droits des acteurs des bien culturels. Une fois de plus, bonne excuse, aux contours en apparence généreuse. Si encore, les intermittents en recueillaient de quoi se nourrir aussi bien que les parlementaires. Parlementaires qui n’ont pas hésité à voter ce prélèvement (qui est en passe d’être confronté à une validation ou une censure du Conseil d’Etat*) sur les smartphones d’occasion, lesquels avaient pourtant été imposés en naissant sur le marché du neuf.

La fiscalité est historiquement le handicap de l’Hexagone, pays pourtant jamais prêt à répondre aux nécessités du moment. Début 2020, un virus débarque, mais le pays n’est pas prêt. Dans un pataugeage bas de gamme, la Ministre de la Santé est envoyée à la candidature municipale parisienne pour remplacer un candidat surpris à se tirlipoter devant sa webcam, le tout dissimulant dans un mensonge scandaleux la disponibilité infinitésimale des masques au moment où ils auraient pu éviter bien des contagions. Même souci ensuite avec les vaccins. Mais n’est-ce pas une trop banale répétition des impréparations chroniques, celle de 39-40 (version renouvelée de l’impréparation de 1914), celle des autoroutes inexistantes au confluent 1950-1960 quand l’équipement automobile explose, celle d’une administration des PTT qui demande dans la capitale pas moins de 2 ans de délai au cœur des années 1970 pour une simple ligne téléphonique d’entreprise, etc… Mais que font donc tous ces grands et moins grands commis de l’Etat, qui coûtent à tous « un pognon de dingue » -expression présidentielle- et dont on cherche en vain les résultats concrets d’une gestion dont la richesse d’expertise devrait au contraire apporter à la nation des atouts compétitifs sans cesse améliorés…?

Malheureusement, les équilibres mondiaux ont changé. Finis les empires, les richesses coloniales. Réveillées, ces régions du monde décrites jadis en voie de développement, désormais en voie de succès dans leurs conquêtes industrielles et économiques. Comme pour un navire dont le capitaine connaît les voies d’eau tout en tentant de les ignorer, un jour finira par surgir le naufrage (en clair, des replis nets des trains de vie, des accès à la santé, du chômage redondant -nous y sommes déjà**– de la participation aux grands enjeux mondiaux, etc..). Si le pays est rarement prêt, les consommateurs le sont. Les habitudes forgent les réflexes. Face à cette imposition probable du portable qui a déjà vécu, la réponse est simple. « On ira chercher nos mobiles recyclés au delà des frontières ». Gagnée, la taxe, perdue la TVA…

* Voilà qui rajeunit tous ceux qui ont vécu les épisodes croustillants à l’ère des cassettes (audio et vidéo) puis du disque numérique vierge… Différends dans lesquels le Conseil d’Etat a retoqué la plupart des taxes envisagées.

** Le face à face d’un chômage chronique qui n’alimente même plus les chroniques (sauf pour défendre les éoliennes) et des recherches d’employés insatisfaites paraissent ne plus préoccuper personne, du monde politique aux administrations. 

Source DVSM

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