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Eco et Virus: le point de non retour…? L’activité de fin d’année déjà quasi condamnée…?

La reprise de la circulation du virus n’est-elle pas une bien mauvaise excuse pour justifier un raté monumental dans la préparation d’une relance économique…? 

– DVSM, 10 octobre 2020. Alors que les mesures contraignantes se multiplient, la perspective de la fin d’année s’avère plus sombre que jamais. Et comme chacun l’imagine, ce n’est pas au mois de janvier qu’il sera possible d’envisager une hypothétique reprise des affaires. C’est bien la période allant jusqu’aux fêtes qu’il fallait viser, et pour l’atteindre dans les moins mauvaises conditions possibles, profiter des beaux jours pour « recharger » les batteries du commerce était une précaution obligatoire. C’est ce qu’ont fait nos voisins d’outre-Rhin, en dopant la consommation dès le 1er juillet dernier. A cette date, dans cette Allemagne sans cesses citée, mais rarement imitée, entre autres mesures, la TVA a été réduite sur la totalité des produits. Les enquêtes de GfK ont largement démontré les bienfaits concrets enregistrés. En France, peut-être aveuglés par le ralentissement viral du début de l’été, les décisionnaires ont probablement cru à l’épilogue de l’épisode épidémique.

Au début de l’été, tout en annonçant un plan de relance pour… seulement la rentrée, les dirigeants se félicitaient d’avoir réussi à mettre des masques à la disposition du plus grand nombre. Et à la rentrée, stupeur chez tous les observateurs attentifs, le plan de relance ne prévoyait strictement rien pour la consommation, loin derrière des projets fumeux, comme le développement d’un avion électrique pour l’horizon 2030-2035. On mesure l’efficacité de tels projets dans l’urgence de la lutte contre l’agent pathogène et les désastres sociaux qu’il provoque. Il est trop tard pour rectifier le tir et inutile de pleurer sur le lait renversé. La réapparition des contaminations vient frapper notre territoire où le tissu économique est d’ores et déjà à l’agonie. Avec, différence avec nos cousins germains, des dégâts économiques préalables d’ampleur non réparés suite à plus d’un an de gilets jaunes et grèves interminables fin 2019. Querelles médiatiques aidant, décisions ridicules dans leur forme et leur application comme des cerises sur ce gâteau amer, la consommation et toute l’activité économique qui l’alimente en amont se grippent.

Les motivations de figent. Le trafic vers les points de vente également. Pour conforter la mauvaise pioche, les consommateurs entendent que leur auto, trop lourde, pourrait être taxée pour surpoids, que les millions de foyers qui se chauffent au fioul vont d’ici deux ans changer leur chaudière d’épaule, le « sentiment » d’insécurité (avec « sentiment » de policiers laissés pour morts et « sentiment » de personnes poignardées au coin de la rue). Et d’en haut, surgit ce constat dont le côté paniqué est mal dissimulé : la relance ne marche pas. Dans le cadre d’entreprises privées et responsables, des dirigeants en arrivant à de telles contre performances seraient conduits sans délai ni ménagement vers la sortie. Le monde des élus fonctionne autrement. Il n’est pas sanctionné sur ses actes, mais sur ses promesses. Cherchons l’erreur…! Y.D

Source DVSM

 

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