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Éditeur, consultant et intégrateur : le trio infernal des DSI

Parole d’entreprise – Communiqué

 

Plus que jamais, l’industrie du numérique est en pleine effervescence et connaît de profondes évolutions qui font émerger de nouveaux modèles commerciaux et organisationnels plus agiles et impartiaux vis-à-vis des Directions des Systèmes d’Information. Dans ce contexte, nous voyons les schémas traditionnels architecturés autour d’organisations complexes remis en cause, voire voler en éclats. La parfaite illustration de ce constat est la fin du modèle reposant sur l’approche : éditeur, consultant et intégrateur, trop souvent synonyme de coûts prohibitifs, de manque de partialité et de cycle de mise en production à rallonge, ce qui impacte au final le client.

Comment en est-on arrivé à cette évolution ?

Nous pouvons dans un premier temps évoquer l’évolution des technologies. Ainsi, force est de constater que les acteurs de nouvelle génération, largement tournés vers le Cloud, ont su développer et commercialiser des solutions ne demandant pas de processus d’intégration complexes. Rappelons que ces processus ne sont pas créateurs de valeurs et représentent un coût pharaonique dans la mise en production des projets.  De cette évolution technologique a découlé une prise de conscience des Directions des Systèmes d’Information qui ont alors compris l’intérêt de ces nouvelles approches et de la nécessité de se concentrer sur de la valeur ajoutée et non sur des opérations lourdes et inutiles.

Ce point lié à l’intégration étant désormais clos, nous pourrions a priori penser que les cabinets de conseil sont épargnés, mais dans la réalité, ces derniers sont aussi fortement challengés par les DSI, car nombre d’entre eux, sous couvert de pseudo-indépendance, sont en fait « partenaires », pour ne pas dire plus, des intégrateurs et de certains éditeurs qui se présentent comme « historiques et référents »… Bref, là aussi une sérieuse remise à plat des modèles contribue à faire évoluer les schémas traditionnels et surtout à s’affranchir de recommandations qui sont tout sauf indépendantes.

Et les éditeurs dans tout cela ? À ce niveau, force est de constater que deux écoles existent : la vieille école (qui s’inscrit dans le schéma présenté ci-dessus) et les nouveaux entrants qui positionnent les notions d’agilité, de service intégré et d’approche « tactique et opérationnelle » au centre de leur modèle de croissance. C’est notamment le cas des éditeurs dits « Cloud Natives » qui prennent en main leur destin et accompagnent individuellement et de bout en bout les DSI dans le lancement rapide de leurs projets sans aucune tierce partie. Pour ce faire, nombre de ces pure players tirent parti des nouveaux modes de travail agiles.

Au regard de ces différents éléments, il apparait donc que les Directions des Systèmes d’Information ont plus de latitude dans le choix de la mise en œuvre de leurs projets et notamment sur les sujets liés à la cybersécurité comme l’IAM. En prenant conscience de la nécessité de positionner l’approche opérationnelle et indépendante au centre de leurs priorités, les DSI pourront alors prendre la main sur la bonne conduite de leurs projets en réduisant de trois à un le nombre de partenaires indispensables à leur bonne mise en œuvre.

Par Christophe Grangeon, Directeur Général de USERCUBE

 

 

 

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