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EGP et obsolescence, doit-on réellement arbitrer au détriment du progrès… ?

Comme la goutte agaçante tombant d’un robinet aux joints usés, les échos hostiles à une obsolescence (supposée) programmée retentissent à la cadence de leurs sempiternelles redondances. Mais alors, on arrête tout… ?

DVSM, 29 janvier 2020. « La 5G va réveiller l’univers des puces de très haute technologie… ! » Les observations de cette veine fusent désormais de toutes parts. Elles soulignent une réalité. Sans les évolutions techniques constantes dont il serait stupide de nier les apports positifs pour les utilisateurs, les industriels n’auraient plus qu’à fermer leurs départements de R&D, (recherche et développement). Voilà une fois de plus une rencontre percutante entre deux courants, celui d’une conviction à propos de la préméditation du remplacement accéléré des équipements en cours d’utilisation de la part de l’industrie. Que les industriels éprouvent l’envie et surtout le besoin de renouveler leurs productions est un facteur bien réel. Ils ne sont cependant pas les seuls à plébisciter cette nécessité de renouveau.

L’actualité liée à une 5G imminente apporte soudain une vision applicable à bien des domaines. Ne déplorait-on pas, encore très récemment, le comportement devenu anémique du marché des smartphones, en repli (mondial) de 2% en 2019…? Impossible de le réveiller sans de nouvelles possibilités d’utilisation, capables de séduire les consommateurs. Cette nouvelle « G » ne va toutefois pas seulement redynamiser l’univers des composants. En amont, les industries des matériaux, chimie incluse, sont sollicités. Côté smartphones, tout va être repensé, de l’ensemble technique complet jusqu’au design*.

En « aval », outre les réseaux de télécommunications, ce sont tous les univers de logiciels et de contenus qui vont bénéficier d’un surcroît de travail, sans oublier ceux qui génèrent l’ensemble des panoplies d’équipements (dont certains ne sont même pas encore sur le marché) pour le grand public comme pour les professionnels. Certes, des tendances s’opposant au développement des activités économiques sont de plus en plus audibles, souvent colportées par des personnes réclamant aussi de meilleurs services et des protections sociales améliorées pour tous. Il reste à démontrer l’équilibre financier de cette quadrature du cercle.

A l’heure où le salon Rétromobile, dédié aux automobiles de collection, prépare son édition 2020, KELEREPUS, le « cousin » de DVSM, revient sur les résultats d’une autre « obsolescence » que même les écologistes les plus intégristes devraient saluer. « Rappelons qu’une vigoureuse 2CV des années 50, de 149 cm de large, emmenait dans une frêle et légère coque tôlée quatre passagers un peu serrés à un bon 60-70 km/h (sauf dans les côtes) en consommant 6 à 7 litres d’essence aux 100 km, un record de sobriété. Ce qui est la consommation d’un bon mais très normal SUV d’aujourd’hui, lequel accueille pourtant dans un espace autrement plus généreux, confortable et climatisé, des voyageurs à 130 km/h en France, un peu plus sous d’autres horizons« . Alors, retour à la 2CV, aux téléviseurs noir et blanc, aux toilettes sur le palier et aux sulfamides…?

* Le design ne se résume pas à l’esthétique, « la mode » diraient les grincheux. Il prend en compte mille et une facettes sur le cheminement du produit fini, incluant les processus de production industrielle.

Source DVSM

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