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En quelques années, le streaming a conquis l’écrasante majorité des recettes.

L’industrie phonographique fait partie des secteurs d’activités pour lesquels la dématérialisation s’est révélée impitoyable. Les répercussions sur la vie des points de vente n’est que déclinaison en aval de ce que supporte l’industrie du disque.

DVSM, 11 octobre 2020. Si les technologies numériques et la connexion, au sens large, ont désarticulés certaines activités, la musique figure sans aucun doute dans le haut de la liste des victimes les plus impactées. Le virus ayant achevé le travail, pour ne pas dire achevé tout un métier. Elle est loin, la grande époque où le monde de l’édition musicale vivait au rythme soutenu de ses tubes et de ses fonds de catalogues. En cette fin de seconde décennie du nouveau millénaire, l’industrie phonographique se doit de s’accommoder de recettes désormais puisées pour plus de 85% à la source du streaming.  En France, le secteur se veut cependant optimiste, révélant pour la musique enregistrée un chiffre d’affaires de 279 M€ et après 3 ans consécutifs de croissance. Mais ce marché affiche quand même un résultat sur le fil du rasoir (+0,4%) pour le premier semestre comparé à la même période en 2019. A l’image de ce qui s’observe sur la planète, le streaming a généré plus de 76% des recettes. Il se situait à 63% il y a un an, confirmant une poussée considérable et sans espoir de revirement.

Contrairement aux idées reçues, les ventes dur supports physiques n’ont pourtant pas totalement sombré. Elles sont en repli, à 20% du CA global, contre 32% en 2019. Le téléchargement peut être qualifié de marginal, avec 5% des recettes. Au delà de ces données, c’est l’assise de cette activité qui s’est profondément métamorphosée, la vente aux plateformes de streaming, puissantes entités engagées sur un plan international, est un exercice sans grand rapport avec ce qu’il fut dans le passé. Les artistes en avait pris leur parti. Comprenant que l’oisiveté rentable pendant que d’album réalisé tous les 2, 3 4, voire 5 ans avait prix fin. Pas bien grave, pour vivre correctement, il suffisait, finalement, de travailler jour après jour, en donnant récitals, concerts… Hélas, avec le coronavirus, dont les effets sont également sensibles au niveau de l’industrie phonographique, c’est le gros pépin, et même la catastrophe pour tous les intervenants qui vivaient de spectacles interrompus pour une durée indéterminée. La chanson vire à la complainte…

Source DVSM

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