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En seulement trois jours, les perspectives économiques du premier semestre se sont effondrées. Faut-il préparer dès maintenant le « back to school »…?

En seulement trois jours, les perspectives économiques du premier semestre se sont effondrées. Faut-il préparer dès maintenant le « back to school »…?

DVSM, 16 mars 2020. Tout n’est pas complètement fichu pour le premier semestre, mais quelle que soit la suite de l’histoire, l’essentiel est déjà plus que compromis. Les « autorités » ne font guère de mystère sur le fait que la contamination va se poursuivre jusqu’à ce que les effets du confinement soient perçus, soit environ deux à trois semaines. Le pic qui se manifeste aujourd’hui correspond en effet à des contaminations acquises il y a une quinzaine de jours. La désormais célèbre « quatorzaine » qui semble correspondre au délai nécessaire pour avoir la certitude d’une absence de pathologie est devenue une unité temporelle de référence. Ce qui ne signifie pas que d’ici deux à trois semaines, tout risque sera écarté. Les précautions resteront donc de rigueur à un très haut niveau au-delà de cette période. Ce qui va encore davantage compromettre l’organisation de nombreux éléments de l’activité économique, dont les salons et expositions qui ne seraient pas encore annulés, les rencontres sportives, les événements culturels (festivals, tournées de vedettes, concerts…). Car toutes ces composantes ne s’improvisent pas du jour au lendemain. Leurs phases de préparation sont longues, et il est naturellement hors de question de les engager ou d’en poursuivre le cheminement alors que les risques de report ne sont plus désormais que des certitudes.

Les effets « dominos » compliquent les choses. Nombreuses sont par exemple les enseignes qui avaient, voici seulement quelques jours, diffusé des publicités et promotions « boîtes aux lettres », en pure perte pour tous ou presque, du fait de la fermeture imposée à tous. Et bien sûr, pas question d’en mettre en oeuvre de nouvelles diffusions jusqu’à nouvel ordre. L’effet dominos se prolonge chez les imprimeurs, qui de ce fait n’ont plus à commander de papier, etc… Chacun a bien compris comment l’inévitable enchaînement va être subi, et qu’en sortie de crise, il ne sera pas aisé de remettre en marche une machine durement touchée. Ceci sans même évoquer les difficultés de trésorerie (ou de survie) qui, elles aussi, ne peuvent plus être évitées. Si personne ne peut encore esquisser un possible bilan d’après-crise, celui-ci sera inévitablement très lourd.

Si la propagation virale est bien enrayée comme espéré dans les meilleurs délais possibles, il apparaît donc déjà comme peu probable, voire impossible, d’assister à un vrai redémarrage avant la période estivale. Il reste que cette période est propice à de multiples réflexions à propos du business, car aussi dure que soit la pandémie, celle-ci prendra fin tôt ou tard. Jamais une vérité bien connue n’a eu autant de sens concret : c’est du fond des ténèbres qu’il est bon de croire en la lumière.

Source DVSM

 

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