Accueil / Actualité / Encore heureux que le numérique ait été inventé. Précieux comme la pénicilline…!

Encore heureux que le numérique ait été inventé. Précieux comme la pénicilline…!

La liste de ce que les techniques numériques ont rendu possible par ces temps de pandémie est sans limite. Ceux qui ne cessent de condamner ce progrès auront-ils le courage d’en reconnaître les bienfaits…?

 DVSM, 5 octobre 2020. Il y a des facettes positives et d’autres moins à toutes les innovations. Côté négatif, il n’est pas impossible que les médias audiovisuels récoltent quelques sévères critiques. A nous passer à longueur de débats des avis présumés avisés sur la crise et ses conséquences, bien que souvent diamétralement opposés, ils pourraient récolter ce qu’ils sèment, une inquiétude collective résultant de la révélation au grand jour du côté calamiteux de la gestion du problème. Dans ce sens, ils devraient au contraire être l’objet de louanges puisque, puisque grâce à leur contribution (numériquement véhiculée), ils soulignent une facette réaliste de la science qui interpelle. Ils ne sont pourtant rien de plus que les témoins d’une situation sanitaire périlleuse, et n’en sont nullement la cause. Parallèlement, les conditions complexes où s’entrechoquent périodes de confinement et mesures barrière, le numérique a rendu des services inestimables. Il suffit d’en citer trois pour mesurer cet apport.

Sans les ordinateurs et les connexions, le télétravail n’aurait pas existé. Même limité aux professions qui permettent d’y avoir recours, celui-ci a servi à maintenir un minimum d’activité économique. La convivialité par communication vidéo, autrement dit, la technique de la téléconférence, et sa version grand public via la vidéo familiale ou entre amis (FaceTime, etc.) aura su briser l’isolement pour des proches ou des collaborateurs (ou interlocuteurs professionnels). Le commerce en ligne a pour sa part largement nourri une autre composante de l’activité économique, permettant à des consommateurs de faire des achats qui seraient restés impossibles selon les modèles physique classiques. Et par conséquent, ce sont aussi de très nombreux emplois qui ont été épargnés, ne serait-ce que partiellement. Certains trouveront sans doute moins pertinent de mentionner d’autres apports, comme la large panoplie de loisirs accessibles, en cinéma ou vidéo, dans le domaine du jeu, alors que lorsque des personnes restent bloquées durant des semaines dans des logements aux dimensions limitées, une inaction prolongée est aussi un mal aux conséquences potentiellement désastreuses si rien n’est là en guise de compensation.

L’application visant à tracer les contacts entre possibles porteurs du virus n’a cependant pas eu le succès (et l’utilité) observé dans certains pays voisins. Preuve peut-être d’une certaine technophobie éprouvée par une part de ces « gaulois » (Premier Ministre inclus…?) si prompts à râler, ou plus simplement d’une relative indifférence pour des moyens techniques que de nombreux citoyens estiment surtout destinés aux « geeks » eu autres jeunes qui « se la pètent » avec leurs outils de science-fiction. Les débuts sous plutôt mauvaise réputation du téléphone mobile il y a une trentaine d’années étaient des signaux prémonitoires. La distribution ne devrait-elle pas savoir jouer davantage un rôle didactique et générateur de motivation en particulier vers cette clientèle désabusée…?- Yves Dupré.

Source DVSM

A voir

Le télétravail invite à repenser l ‘expérience collaborative au bureau

Enquête « L'impact de la crise sanitaire sur les environnements de travail » Plus de 3 000 salariés livrent leur expérience du télétravail...