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Energies, chiffres en mains, la mauvaise réputation du numérique apparaît plus qu’infondée.

 DVSM, 2 février 2022. Ce n’est plus un refrain, mais une rengaine. Montrés du doigt, les ménages ne manquent pas d’occasions de se sentir coupables d’un gaspillage propre à précipiter la fin du monde. Leurs téléviseurs, leurs ordinateurs, la recharge des mobiles… Un vrai réquisitoire au service des intégristes de l’anti réchauffement. Les sujets capables de les condamner sans procès sont régulièrement agités. Sur ce thème que l’écologie colporte à qui mieux mieux comme une sorte d’accusation flirtant avec l’authentique « fake news », il faudrait projeter un peu plus de lumière claire.

En France, la consommation électrique moyenne par personne en 2020 était de 2 223 KWh, soit environ 6 KWh par jour et par personne.

Question lumière, justement, depuis plusieurs années, l’arrivée des éclairages utilisant la technique des LEDS s’est substituée aux moyens classiques tels que l’incandescence. A domicile, chaque ampoule ou presque de l’ancienne génération, consommant de 60 à 100 watts, a progressivement été remplacée par une LED n’absorbant plus que 8 à 15 watts. A raison de 2 à 4 sources lumineuses dans chacun des 38 millions de foyers français et de 3 à 5 heures de consommation, l’économie devrait être importante. Et du reste, selon les données de RTE, organisme distributeur de l’électricité (source de tous les chiffres évoqués ici), l’éclairage ne pèse désormais que 5,6% de la consommation domestique totale. –

En fait, la consommation d’électricité domestique est dominée par des usages difficilement contournables, qui en constituent les 2/3. Ainsi, chauffage et ventilation absorbent 29,3% (27,6% pour le premier, 1,7% pour le second), le froid et le lavage 18,5%, la cuisson 7,8%, et 12,1% pour les autres équipements, dont le PEM (aspirateur…) En tout, 66% du total.

Il faut souligner au moins deux points que les mesures devenant d’actualité vont faire voler en éclats. Le premier concerne le chauffage, et l’actuelle frénésie de la pompe à chaleur, certes performante, mais qui consomme sensiblement plus que les chaudières fioul ou gaz, dans lesquelles seuls les « circulateurs » (pompes qui font circuler l’eau chaude dans les radiateurs de chauffage central) ont une consommation qui reste modérées (3 à 500 watts tout au plus). L’autre sujet qui ne peut que fâcher est celui de l’automobile, qui va voir une part de ce qui sert à recharger des batteries va s’additionner aux consommations domestiques (quid des implications fiscales sur ces énergies absorbées…?)

Quant aux équipements de l’électronique et du numériques, à 13,5% du total, les considérer comme des coupables de surconsommation à vite faire rentrer dans le rang, relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi. Tous confondus, ils intègrent à notre époque bien plus que les loisirs et la culture. L’ensemble « connecté », dont les équipements tels que les ordinateurs, tablettes, smartphones etc., ont vu au cours des années récentes migrer vers leurs entrailles la plupart des tâches administratives (impôts, santé, banque, scolarité, assurances, et beaucoup d’autres). On leur doit la chute du courrier physique (les automobiles, trains et avions de la Poste consomment comme les autres) et la conversion en échanges en ligne de quantités croissantes de ce qui était jadis indissociable de déplacements, transports… le télétravail participant à cette révolution dans la mobilité. Ils sont donc davantage des outils réducteurs des consommations énergétiques, et non les gouffres que certains croient dégourdi de dénoncer.

Source DVSM

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