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Enseignes en crise et équipes, qu’en est-il des responsabilités…?

L’évolution des marchés, la concurrence, le sur-équipement commercial… les causes de graves soucis sur le terrain sont multiples. Mais qu’y peuvent les salariés victimes in fine de ces désastres…?

 DVSM, 16 octobre 2019. Aujourd’hui, mouvements de grève chez Conforama. Le Pays où la vie est moins chère est dans les turbulences d’un cyclone découlant des problèmes rencontrés par son propriétaire sud-africain, dont le comportement n’a pas été très « régulier ». L’enseigne spécialisée dans le meuble n’est pas la seule à traverser des temps inconfortables, avec des suppressions d’emplois à la clé. Castorama, qui vit en ce moment de profonds changements dans son équipe dirigeante est de celles-là. Le groupe Vivarte se décompose, etc.

Voilà qui rappelle de nombreux épisodes, comme par exemple cette fin de Surcouf, repris par la FNAC qui, n’ayant rien compris au concept et aux attentes de sa clientèle a littéralement fait sombrer cette foire de l’informatique, laquelle aurait peut-être eu du mal à survivre dans des temps nouveaux. (Espérons que Nature & Découvertes, enseigne acquise cette année par FNAC-Darty ne connaîtra pas un sort identique…).

De toutes ces fortunes de terrain, il ressort que si des conditions d’ordre conjoncturel et général ont plus ou moins contribué à générer ou amplifier les difficultés, des choix stratégiques erronés, voire des comportements (parfois malversations) ont aussi été à la source des déboires. Dans ces options, les effectifs salariés, ces « collaborateurs » soudain soumis à des plans sociaux, n’ont aucune responsabilité*. Et pourtant, ils subissent de plein fouet les effets de désastres nés de ces erreurs de navigation. Les seules dispositions du droit du travail sont-elles suffisantes pour compenser les préjudices subis dans de telles circonstances…? Il faudra certainement, tôt ou tard, repenser à cette facette délicate de la vie du commerce.

* Si ce n’est celle de ne pas avoir sonné le tocsin assez fort alors que, constatant l’effet de mauvaises options (c’est souvent sur le terrain même, au sein des rayons que les symptômes sont ressentis) leurs remarques ne préoccupaient guère des directions sourdes et aveugles, ou des centrales d’achats agrippées à leurs dadas.

Source DVSM

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