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Enseignes et .Com, des formules très contestables à peine oubliées…

La bonne inspiration n’a pas toujours soufflé sur le terrain, où parallèlement, les efforts furent nombreux pour tenter de redorer l’image du statut des vendeurs…

DVSM, juillet 2018 – C’est une vieille problématique. La condition de vendeur n’est pas des plus valorisantes pour ceux qui l’exercent. Dans une réunion entre proches ou amis, celui qui n’est « que » vendeur n’est, souvent à juste raison, pas franchement satisfait de l’idée qu’il se fait et que l’on se fait de son statut social, comparé à ce que serait celui d’un avocat, d’un ingénieur, d’un cadre de La Poste, d’un préparateur en pharmacie…

Vieux comme le monde de la distribution, ce travers totalement injustifié fait qu’il a toujours été assez difficile de recruter des vendeurs, et que souvent ceux-ci n’hésitent pas à sous-entendre que leur condition est « en attendant mieux ». Bizarrement, certaines enseignes n’ont pas toujours eu des démarches propres à renverser la vapeur, bien au contraire. Comme le rappelle ce slogan, certes assez ancien, d’une enseigne qui, dans une seule formule, réussit à rabaisser à la fois ceux qui, justement, ne sont « que vendeurs », et en même temps, la concurrence. Car ce message, traduit d’une manière abrupte, peut être interprété comme « n’allez pas chez les mauvais, sous-entendu tous sauf nous ».

Le vendeur reste pourtant l’un des acteurs les plus importants et efficaces non seulement dans la vie des points de vente, mais aussi au sein de la vie économique toute entière. Il a dans son action la capacité d’optimiser ce qui part de la recette en caisse d’un point de vente et se mesure jusqu’à… la physionomie de notre PIB…! Avec la montée en puissance du commerce en ligne, il semble cependant que s’élargisse ce champ que la distribution physique avait déjà largement laissé filer en s’appuyant de plus en plus sur le libre-service (l’optimisation du chiffre étant pour l’essentiel confiée au merchandising et à l’ILV, la profitabilité s’appuyant de plus en plus sur la pression faite auprès des fournisseurs). Dans une époque où le commerce physique cherche à être en ligne et où le e-commerce cherche à devenir physique, certaines vieilles dérives apparaissent comme des éléments fort négatifs, dont les conséquences sont constatées aujourd’hui, sans que l’on sache d’où viennent certains tourments qui obnubilent les professionnels.

Source DVSM

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