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Face aux ressources numériques, le bon vieux papier (journal) plie mais ne rompt pas.

Derrière les linéaires de journaux dont le public reste friand, se dissimulent des existences économiquement « sur le fil du rasoir », malgré des réductions sensibles d’effectifs et beaucoup de sagesse dans les rémunérations. Ce sont moins les lecteurs fidèles que la fuite des recettes qui sont en question, lutte contre le net en filigrane.

 DVSM, 8 juillet 2021. La presse « papier » a de plus en plus de mal à vivre, un phénomène connu, et que les chiffres résultant d’une enquête de l’ARCEP risquent de souligner. Pourtant, le public ne boude pas les publications de ce genre traditionnel. Et même, il se murmure de-ci de-là que, dans une situation où l’info via le numérique était depuis toujours l’unique canal d’accès, si l’invention d’une presse papier surgissait, serait un événement majeur propre à attirer de nombreux adeptes. Ainsi, 76% des répondants à l’enquête ont déclaré avoir lu un ou plusieurs articles de presse au cours des douze derniers mois. Et d’ailleurs, les lecteurs de presse papier restent majoritaires, en dépit de la baisse des ventes très marquée sur ce support : 63% des répondants lisent la presse sur support papier contre 56% sur support numérique. Toutefois, c’est plus à une complémentarité que le public aspire.

Les deux formes de supports sont souvent cumulatives : plus de la moitié (56%) des lecteurs de presse associent à la fois le papier et le numérique. Une très large proportion des répondants (81%) lisent des journaux et magazines payants sur supports papier alors que sur support numérique, les lecteurs consultent majoritairement (à 52%) des articles gratuits. Par ailleurs, lorsque la presse est payée, l’abonnement est privilégié par la majorité des lecteurs de presse, par opposition à la presse au numéro ou à l’article, avec un écart significatif entre les lecteurs de presse numérique privilégiant l’abonnement (86%) par rapport à ceux lisant la presse papier (64%).

Toutefois, chacun sait que pour exister, un média papier ne peut pas se limiter à la recette de ses ventes au numéro. Un contenu publicitaire doit dans l’immense majorité des cas constituer une ressource économique aussi indispensable que significative. Or, les circuits numériques ont fait main basse sur une part importante du marché publicitaire, abandonnant, le terme n’est pas trop fort, des publications dont ils regrettent ensuite la disparition quand le manque de moyens les condamne. De plus, rappelons que dans la presse papier, l’essentiel de l’information est confié à des journalistes professionnels, devant respecter les règles de cette activité*, alors que sur le net, les contenus peuvent avoir mille et une origines, pas forcément désintéressées.

* DVSM est un blog dont le contenu est intégralement « journalistique ».

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