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Fin d’année programmée sur inconfortable fond d’obsolescence…

Les ingrédients d’une bombe consommatrice irréversible sont peut-être réunis…

Les dernières heures de l’année 2017 vont-elles induire des changements impératifs dans les relations avec la clientèle..?  Trois facteurs s’entrechoquent dans la soudaine nervosité des consommateurs, le progrès devenu trop rapide, des méthodes pour faire consommer davantage et de probables et réelles intentions de voir le renouvellement tourner plus vite que nécessaire, grâce à des ficelles un peu grosses. Pour les consommateurs, cela se résume à devoir toujours dépenser plus, alors que les moyens des ménages, non extensibles, sont déjà soumis à rude épreuve.

Voici un scoop. Le tout nouvel iPhone X est déjà dans le tourbillon de sa propre obsolescence. Tout le monde le sait, mais personne ne s’en émeut. En effet, ce smartphone décrit comme le plus moderne n’est « que » 4G, alors que d’ici deux ou trois ans, au pire, cinq, la 5G sera en service. Et dans ce laps de temps, des « X » auront été vendus à des millions d’utilisateurs. Or, des iPhone comme beaucoup d’autres smartphones ayant 5 ans sont encore largement utilisés, par des consommateurs qui entendent bien ne pas les remplacer de sitôt. Notre photo, et cette toile qui vante (et vente…) les mérites du 5C (place des Vosges à Paris) peut paraître ancienne. Elle a été prise en 2014, il y a peine plus de 3 ans…

La réalité de l’ère du numérique a changé bien des habitudes. Quand la télévision en couleur a été lancée en France (et en Europe) en 1967, elle a ouvert une phase de quinze à vingt ans au cours de laquelle la technique utilisée n’a pas changé, permettant aux utilisateurs de conserver leurs équipements jusqu’à ce que ceux-ci rendent l’âme « de vieillesse ». Mais ensuite, avec la TNT, le 16/9, l’ADSL, la haute définition, la TNT HD,  c’est une rafale de bouleversements qui a frappé l’imagination et le compte en banque de chaque utilisateur. Ce dernier étant de surcroît prévenu à haute dose de communication que sa petite lucarne allait devenir inutilisable. Certes, c’est le progrès. Mais les constructeurs n’ont pas manqué, à chacune de ces étapes, de souligner en se réjouissant que « tout le parc était à renouveler ». Les communiqués du défunt SIMAVELEC sont encore là, dans nos archives, pour le rappeler. A défaut d’obsolescence programmée, il y avait bien une obsolescence hautement souhaitée encouragée et habilement organisée, dans un changement qui n’avait pas que la technologie pour justification première, la preuve nous en étant donnée par les calendriers des évolutions de standards TV très différents d’un pays à un autre.

Le cas des imprimantes, qui soudain se joint aux turbulences actuelles est différent. Et pas nouveau…! Pour tout consommateur, un monde idéal de l’imprimante aurait été celui dans lequel il y aurait eu, comme pour les piles électriques, deux ou trois modèles standardisés, se glissant aussi bien dans une Capson que dans une Epnon, une HP ou… plus grand chose. Il n’a échappé à personne que, à la différence de tous les autres équipements électroniques, le nombre d’acteurs sur le créneau grand public est réduit à trois, Lexmark (ex-IBM) s’étant doucement vaporisé, la MDD étant totalement absente. Et force est de constater que ces acteurs sont davantage des vendeurs de précieux liquides que de technologies de pointe (ou de bulles…). C’est un secret de polichinelle que les machines savent déclarer vides des cartouches qui ne le sont pas tout à fait. Avec une fenêtre à l’écran qui propose d’acheter directement des recharges, à des tarifs que le Chanel n°5 est loin de pouvoir égaler. Mais il n’y a aucune obsolescence dans ce tableau, qui s’appuie sur un solide arsenal de mesures exploitant les dispositifs de la propriété industrielle.

Vers une nouvelle époque ? Pas sûr mais quand même possible. L’attitude adroite d’Apple, qui a compris le vent mauvais susceptible de se lever, y est pour beaucoup. La reconnaissance par une firme aussi emblématique lève un voile sur des pratiques qu’elle n’est à l’évidence pas la seule à utiliser. De plus, détail qui est essentiel, le réveil du « corps consommant » (les clients) se produit sur les deux rives de l’Atlantique, Europe et Amérique du Nord en même temps, ça fait beaucoup. Sans même ajouter que notre époque est aussi celle où désormais, tout le monde parle à tout le monde, par Web, réseaux sociaux et autres outils numériques qui ne sont pas à la veille de s’éteindre. Quelque chose vient peut-être de changer…

Quant aux mauvais industriels qui, si l’on en croit certaines affirmations, glissent des petites pièces en matières plastiques dans des moteurs de tondeuses à gazon pour faciliter une usure rapide de la mécanique qu’un simple acier conventionnel éliminerait, il est probable, si les pratiques sont avérées, qu’elles méritent au moins des sanctions. Ce n’est plus de l’obsolescence programmée, c’est de l’escroquerie. La première des sanctions serait alors de mettre leur nom en très grande évidence, les rendant si difficiles à vendre qu’elles auraient bien des difficultés à seulement franchir la sortie « caisses », et même l’étape des centrales d’achat.

Source DVSM

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