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Fiscalité, sans transition, passage du « pas de bol » au « ras le bol »

Mauvaise nouvelle, l’ambiance est au gris sombre à l’orée de la saison la plus importante pour la distribution.

 DVSM, novembre 2018 – Dans un mois (et pas deux), une partie significative des ventes de fin d’année sera terminée. A force de ne pas gérer correctement les flux aux caisses et donc des attentes insupportables, inspirés par le confort du commerce en ligne et ayant assimilé la prise en compte de délais incontournables pour un acheminement en temps voulu des produits convoités, de nombreux consommateurs ont changé leurs habitudes. Les décisionnaires dans les enseignes le constatent. Les clients n’attendent plus la dernière ligne droite avant l’illumination du sapin, sauf pour les huîtres et le boudin blanc. Principe de précaution…? Préférons l’allusion à l’individu prévenu qui en vaut deux, en l’occurrence, le client qui sait et qui désormais compte double.

Voilà qui tombe mal, car c’est en ce moment précis que la grogne consommatrice prend une ampleur que certains, bien aveuglés par leurs convictions illusoires, estimeront inattendue. La rencontre explosive entre les augmentations de taxes sur les carburants et la montée en flèche du brut était pourtant prévisible. Quand un feu couve depuis longtemps, l’embrasement devient inévitable. Sont venus s’ajouter les épisodes de pluies cévenoles, qui se produisent depuis la nuit des temps, et dont on attribue un peu vite la responsabilité à un possible réchauffement planétaire. Mauvaise pioche pour le personnel politique, national ou local, ces moments pénibles et même dramatiques soulignent que bien des crues sont surtout le résultat de légèretés (intéressées…?) d’élus ayant permis de construire là où il y avait des risques avérés.

Ces épisodes tragiques sont exploités sans vergogne, histoire de tenter de justifier sur un ton incroyablement hypocrite qu’il s’agit, fiscalement parlant, de sauver la planète, alors qu’il n’est question que de renflouer des caisses qui ne cessent de se vider. Toutefois, une rencontre peut en cacher bien d’autres. Notamment avec cette grosse ficelle d’une supposée augmentation du pouvoir d’achat, affirmation venue de très haut dans nos instances dirigeantes, et qui tend à démontrer que la formule « plus c’est gros, plus ça passe » a, elle aussi, ses limites. En toile de fond, des violences (encore qualifiées d’imprévisibles) parachèvent une atmosphère dont on ne peut pas dire qu’elle soit sereine.

Tout cela en même temps, avouez que c’est pas de chance…! Enfin presque. Sur l’ensemble des sujets, la chance n’a rien à se reprocher, pas même d’avoir joué les filles de l’air. Pas de chance en revanche d’avoir des dirigeants qui ne cessent de prétendre construire l’avenir (de nos enfants…!) mais ne parviennent pas à contrôler le minimum de ce qui se produit de semaine en semaine. Côté carburants, par exemple, cela fait plus de 45 ans que l’Hexagone se retrouve périodiquement confronté aux coups de fièvre du prix du baril. Qu’a-t-on imaginé pour corriger les effets d’un nouvel éventuel accès de fièvre en cas de cumul avec des fluctuations fiscales…?

Bref, l’overdose est atteinte dans de nombreux esprits, qui anticipent déjà les prochaines hausses qui vont suivre « plein gaz », comme si de rien n’était. Alors qu’en de nombreux segments, les volumes de vente des produits techniques ont tendance au mieux à plafonner, voire à s’émousser, une conjonction aussi peu encourageante n’avait pas été rencontrée depuis bien longtemps. Bref, les priorités sont simples, le moins possible de files d’attente aux caisses, le plus possible de sourire aux chalands.

Source DVSM

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