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Le Fonds National d’Amorçage dresse son bilan

Selon une étude que vient de publier la Bpifrance Le LAB, le Fonds National d’Amorçage (FNA) créé en 2011 justifie pleinement son existence. A tel point que ses initiateurs travaillent à la mise au point d’un deuxième fonds qui sera doté de 500 Millions d’euros de capital. Le FNA a permis de voir éclore ‘’une nouvelle génération d’entrepreneurs et de startups, dont plusieurs affichent déjà des belles trajectoires de croissance, créatrices de valeurs et d’emplois.’’ L’apport du FNA ne réside pas seulement dans la capacité de financement procuré à ces nouvelles entreprises : il permet surtout de convaincre les investisseurs du secteur privé de la pertinence des projets qui leur sont présentés. 61 % des entreprises de leur portefeuille ont été investies avec un autre fonds d’investissement, 44 % avec des business angels, et 24 % avec un investisseur étranger (fonds ou corporate).

Au total, près de quatre entreprises sur cinq ont mérité un investissement conjoint avec un autre acteur privé.A fin 2015, ces fonds avaient investi dans 205 start-ups distinctes. L’année du primo-investissement, ces entreprises représentaient déjà 1 628 emplois. En l’espace de 2 ans, les 54 entreprises analysées ont créé près de 900 emplois, et près d’une entreprise sur trois a atteint un chiffre d’affaires supérieur à 1 M€ en partant de zéro.

La confiance est d’autant plus de mise que la sélectivité des experts du FNA est redoutable : à peine 1% des projets proposés sont retenus et financés. En contrepartie le montant des fonds investis est passé de 19 millions d’euros en 1999 à 40 millions fin 2015. Les entrepreneurs disposent ainsi d’une trésorerie autrement plus confortable. La Bpifrance Le LAB souligne également le panel de services qui accompagnent les startups financées :  Business model, relations avec les investisseurs, mise en contact avec des relations d’affaire, développement international ou encore gestion des ressources humaines.Ces programmes d’accompagnement s’avèrent d’autant plus utiles que la plupart des entrepreneurs sont jeunes et consacrent leurs efforts au développement de leurs produits. Les entreprises qui passent l’épreuve des fourches caudines du FNA ne dégagent pas de chiffre d’affaires. Leurs investissements sont focalisés pour 83% d’entre elles à la R&D. 55 % détiennent déjà des brevets.

Ces entreprises opèrent en majorité dans les secteurs de la santé, des TIC et de la transition énergétique et environnementale. Selon le LAB 40 % de ces startups‘’développent des produits ayant potentiellement des bénéfices importants pour la collectivité’’ : médicament, consommation d’énergie, environnement, solutions d’e-éducation. Le LAB souligne également que les deux-tiers des entreprises aidées sont ‘’en mesure de commercialiser leur produit rapidement’’. 61 % projetaient ainsi de commercialiser leur produit un an après l’investissement. Et plus d’un tiers ont pour objectif de s’internationaliser à un horizon d’un an après l’investissement, plus de 80 % à un horizon de trois ans.

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